LESIA - Observatoire de Paris https://lesia.obspm.fr/ De la conception des instruments d'astronomie à l'exploitation des résultats, les thématiques scientifiques développées au LESIA couvrent de nombreux domaines de l'astrophysique. Les activités sont organisées autour des projets (sol, espace ou modélisation) dont de nombreuses réalisations instrumentales font la réputation du laboratoire. Directeur : Vincent Coudé du Foresto fr SPIP - www.spip.net LESIA - Observatoire de Paris https://lesia.obspm.fr/IMG/logo/siteon0.gif?1236685906 https://lesia.obspm.fr/ 89 290 Introduction https://lesia.obspm.fr/Introduction.html https://lesia.obspm.fr/Introduction.html 2009-01-06T16:07:35Z text/html fr <p>Introduction Dès le XVIIème siècle, on a commencé à étudier, sans le savoir, les champs magnétiques du Soleil par la simple observation des taches. En 1611, Fabricius met en évidence des taches sombres à la surface du Soleil. Galilée, en 1613, parvient à observer les taches solaires grâce à la lunette qu'il vient d'inventer quelques années plus tôt. L'observation des taches n'a pas cessé depuis. Mais pour mesurer les champs magnétiques, il faudra attendre bien d'autres découvertes ! En 1672, Isaac Newton (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-Les-champs-magnetiques-solaires-.html" rel="directory">Les champs magnétiques solaires</a> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">Introduction</h3> <p>Dès le XVII<sup>ème</sup> siècle, on a commencé à étudier, sans le savoir, les champs magnétiques du Soleil par la simple observation des taches. En 1611, Fabricius met en évidence des taches sombres à la surface du Soleil. Galilée, en 1613, parvient à observer les taches solaires grâce à la lunette qu'il vient d'inventer quelques années plus tôt. L'observation des taches n'a pas cessé depuis.</p> <dl class='spip_document_280 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:250px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/gif/ROTACHE.gif' rel="portfolio" title='Rotation des taches solaires' type="image/gif"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH261/ROTACHE-f08f4-8b23c.png?1684261316' width='250' height='261' alt="Rotation des taches solaires" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Rotation des taches solaires</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Passage d'un groupe de taches sur le disque solaire du 11 au 23 mai 1625. © Observatoire de Paris</p><small></small></dd> </dl> <p> </p> <dl class='spip_document_281 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:250px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/Janssen2.jpg' rel="portfolio" title='Taches solaires' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH167/Janssen2-46a53-1b39b.jpg?1684261316' width='250' height='167' alt="Taches solaires" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Taches solaires</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Observées à la fin du XIXème siècle par Jules Janssen, fondateur de l'observatoire de Meudon, dans la raie G de Fraunhofer à 4305 Å, à l'aide des premières plaques photographiques au collodion iodo-bromuré. © Observatoire de Paris</p><small></small></dd> </dl> <p>Mais pour mesurer les champs magnétiques, il faudra attendre bien d'autres découvertes ! En 1672, Isaac Newton décompose la lumière solaire au travers d'un prisme et admire pour la première fois le spectre solaire. Les raies spectrales d'absorption, très fines, ne seront mises en évidence que beaucoup plus tard, par Joseph von Fraunhofer en 1817. Ces raies caractérisent les éléments chimiques présents dans l'atmosphère du Soleil (Hydrogène, Hélium, éléments métalliques en traces). Ce n'est qu'en 1891 qu'Henri Deslandres met au point, indépendamment de George Hale aux USA, le spectrohéliographe, spectrographe qui permet par décomposition de la lumière d'étudier dans les détails les profils des raies spectrales. C'est ensuite Pieter Zeeman, physicien hollandais, qui découvre en 1896 que les raies des atomes plongés dans un champ magnétique se scindent en plusieurs composantes polarisées dont l'écartement est proportionnel au champ magnétique. Enfin, George Hale comprend en 1908 que des champs magnétiques intenses sont associés aux taches solaires. Puis la polarimétrie, technique permettant d'analyser la polarisation de la lumière, donc d'exploiter l'effet Zeeman, prend son essor en France avec Bernard Lyot dans les années 1940.</p> <p>Les découvertes scientifiques successives (spectres des atomes, effet Zeeman) conjuguées aux progrès technologiques (spectrographes, polarimètres) seront perfectionnées au cours de la seconde moitié du XX<sup>ème</sup> siècle, dont l'aboutissement est la mise en service du télescope <a href="http://www.themis.iac.es" class='spip_out' rel='external'>THEMIS</a> aux Canaries (Tenerife) en l'an 2000.</p> <dl class='spip_document_282 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:250px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/Grille-Hale2.jpg' rel="portfolio" title='Effet Zeeman sur une tache solaire ' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH170/Grille-Hale2-94307-ed8dc.jpg?1684261316' width='250' height='170' alt="Effet Zeeman sur une tache solaire" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Effet Zeeman sur une tache solaire </strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Cliché pris à Meudon par Raymond Michard à l'aide de la grille de Hale dans les années 1950/1960. Ce sont des spectres alternés en polarisation circulaire droite ou gauche. © Observatoire de Paris</p><small></small></dd> </dl> <p>L'observation assidue des taches solaires, qui constituent le meilleur indicateur des champs magnétiques solaires, a permis, grâce à leur observation systématique depuis près de 4 siècles, de mettre en évidence le cycle d'activité du Soleil et ses fluctuations.</p> <dl class='spip_document_283 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:250px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/meudon_061837.jpg' rel="portfolio" title='Taches solaires' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH245/meudon_061837-9edb8-bff5b.jpg?1684261316' width='250' height='245' alt="Taches solaires" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Taches solaires</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Observées à la Tour Solaire de Meudon. © Observatoire de Paris</p><small></small></dd> </dl> <p></p> <dl class='spip_document_284 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:400px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/png/Sunspot_Numbers.png' rel="portfolio" title='Observations des taches - Synthèse' type="image/png"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L400xH170/Sunspot_Numbers-799eb-5c57b.png?1684261316' width='400' height='170' alt="Observations des taches - Synthèse" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Observations des taches - Synthèse</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Nombre de taches solaires (dit de Wolf) en fonction du temps. ©Global Warming Art / Wikipedia</p><small></small></dd> </dl> <p>En examinant le nombre de taches, ou groupes de taches, au fil des années, les astronomes ont trouvé un cycle de durée moyenne de 11 ans, qui présente une alternance de périodes sans taches (le minimum solaire) et de périodes actives riches en taches (le maximum solaire). La mesure des champs magnétiques a permis d'établir au XX<sup>ème</sup> siècle que le cycle magnétique dure en réalité 22 ans avec un renversement de la polarité des deux hémisphères solaires tous les 11 ans. La figure ci dessus montre que la cyclicité de 11 ans est bien régulière dans le temps. Mais il existe des périodes de cycles forts consécutifs (autour de 1770, 1850, 1950) qui alternent avec des périodes de cycles faibles, comme les minima de Maunder au siècle de Louis XIV, ou de Dalton sous Napoléon Bonaparte. Nous n'en connaissons pas encore les mécanismes.</p> <dl class='spip_document_838 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:250px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/jpg_cycle11ans.jpg' rel="portfolio" title='Cycles de 11 ans' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH165/jpg_cycle11ans-cdb5d-935f4.jpg?1684261316' width='250' height='165' alt="Cycles de 11 ans" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Cycles de 11 ans</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Clichés pris à Meudon dans 3 domaines spectraux (Hα, CaII-K3, CaII-K1v) montrant les alternances des extrema du cycle solaire (minimum actuel en 2008, prochain maximum en 2012). © Observatoire de Paris</p><small></small></dd> </dl> </div> Les manifestations des champs magnétiques https://lesia.obspm.fr/Les-manifestations-des-champs.html https://lesia.obspm.fr/Les-manifestations-des-champs.html 2009-01-06T15:58:51Z text/html fr <p>Les filaments et protubérances Les filaments (qui sont vus sous forme de protubérances au bord du Soleil) sont des structures magnétisées situées dans la couronne, au dessus de la surface solaire. Leur hauteur peut atteindre 50000 km, et leur longueur plusieurs centaines de milliers de km. Leur température est 100 fois plus faible que celle de la couronne, et leur densité au moins 100 fois plus grande. Si leur matière ne s'effondre pas, c'est qu'elle est soutenue par une sorte de « berceau (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-Les-champs-magnetiques-solaires-.html" rel="directory">Les champs magnétiques solaires</a> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">Les filaments et protubérances</h3> <dl class='spip_document_422 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:250px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/filaments_protus.jpg' rel="portfolio" title='Filaments et protubérances' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH167/filaments_protus-8f8a4-3e32d.jpg?1684261139' width='250' height='167' alt="Filaments et protubérances" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Filaments et protubérances</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Les filaments (« rubans » sombres à gauche) et protubérances (à droite). © Observatoire de Paris</p><small></small></dd> </dl> <p>Les filaments (qui sont vus sous forme de protubérances au bord du Soleil) sont des structures magnétisées situées dans la couronne, au dessus de la surface solaire. Leur hauteur peut atteindre 50000 km, et leur longueur plusieurs centaines de milliers de km. Leur température est 100 fois plus faible que celle de la couronne, et leur densité au moins 100 fois plus grande. Si leur matière ne s'effondre pas, c'est qu'elle est soutenue par une sorte de « berceau magnétique » : c'est la force de Laplace, <strong>f</strong> = <strong>j ΛB</strong> (par unité de volume, <strong>j</strong> est la densité de courant électrique, et <strong>B</strong> le champ magnétique) qui s'oppose à la force de gravité ρ<strong>g</strong> (<strong>g</strong> accélération de la pesanteur, 275 m/s², ρ masse volumique). Le champ magnétique qui soutient la protubérance évolue, ne serait ce que sous l'influence des mouvements de la surface solaire sous jacente dans laquelle il est <strong>ancré</strong> : lorsqu'il devient instable, la protubérance peut être <strong>éjectée</strong> comme le montre le film ci dessous :</p> <dl class='spip_document_528 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/mpeg/eit304_prom.mpeg' rel="portfolio" title='Filaments et protubérances' type="video/mpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH241/jpg_prom_vign528-0b131.jpg?1685637092' width='250' height='241' alt="Filaments et protubérances" longdesc="<p>Les filaments et protubérances peuvent être éjectés suite à une (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Filaments et protubérances</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Les filaments et protubérances peuvent être éjectés suite à une instabilité de leur support magnétique.<br class='manualbr' />Film MPEG © SOHO/EIT HeII 304 Å ESA/NASA</p><small></small></dd> </dl> <h3 class="spip">Les éruptions et les instabilités des boucles magnétiques</h3> <p>Le Soleil est dynamique ! Son atmosphère est structurée par des champs magnétiques évolutifs dont la première manifestation constitue les taches. Celles ci sont surmontées par des boucles de champ magnétique particulièrement bien visibles en Ultra Violet (températures coronales de l'ordre de 1O<sup>6</sup> K) comme le montrent les extraordinaires images du satellite TRACE.</p> <dl class='spip_document_432 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:250px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/gif/loops_6nov99b.gif' rel="portfolio" title='Boucle magnétique coronale. ' type="image/gif"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH201/loops_6nov99b-2ed89-13587.png?1684261139' width='250' height='201' alt="Boucle magnétique coronale." /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Boucle magnétique coronale. </strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Hauteur voisine de 100 000 km. Les pieds des boucles sont ancrés sous la surface solaire et subissent ses mouvements. © Transition Region And Coronal Explorer NASA</p><small></small></dd> </dl> <p>doc426|largeur=250|center></p> <dl class='spip_document_529 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/mpg/ha_loops_i.mpg' rel="portfolio" title='Evolution d'une boucle magnétique en Hα' type="video/mpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH224/jpg_loop_vign529-cb499.jpg?1685637092' width='250' height='224' alt="Evolution d'une boucle magnétique en Hα" longdesc="<p>lors d'une éruption solaire. Ces boucles résultent du (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Evolution d'une boucle magnétique en Hα</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>lors d'une éruption solaire. Ces boucles résultent du refroidissement de boucles coronales plus chaudes.<br class='manualbr' />Film MPEG © Observatoire de Paris et Académie Royale des Sciences de Suède, télescope suédois de 50 cm de La Palma</p><small></small></dd> </dl> <p></p> <dl class='spip_document_530 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/mpeg/trace21apr02.mpeg' rel="portfolio" title='Eruption solaire' type="video/mpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH190/jpg_trace_vign530-34dd7.jpg?1685637092' width='250' height='190' alt="Eruption solaire" longdesc="<p>marquée par l'activation d'un grand nombre de boucles magnétiques (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Eruption solaire</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>marquée par l'activation d'un grand nombre de boucles magnétiques coronales à haute température (106K)<br class='manualbr' />film MPEG © Transition Region And Coronal Explorer NASA</p><small></small></dd> </dl> <h3 class="spip">Les éjections de masse coronale</h3> <p>A plus grande échelle, le Soleil éjecte vers le milieu interplanétaire des quantités importantes de plasma, avec une fréquence de plusieurs événements par jour en période de maximum d'activité solaire. Ces éjections qui renforcent le vent solaire permanent correspondent à la libération de « bulles » magnétiques formées par un processus de <strong>reconnexion</strong> magnétique au sommet de boucles magnétiques instables, à l'occasion d'éruptions ou d'instabilités de protubérances ou filaments.</p> <p>De telles éjections, lorsqu'elles sont dirigées vers la Terre, sont susceptibles de perturber l'environnement terrestre spatial, perturbation dont la manifestation naturelle la plus belle est constituée par le phénomène des aurores boréales (et australes).</p> <dl class='spip_document_442 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/mpg/C3CME.mpg' rel="portfolio" title='Ejections de masse coronale' type="video/mpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH239/jpg_C3CME_vign442-05a2c.jpg?1685637092' width='250' height='239' alt="Ejections de masse coronale" longdesc="<p>vues par le coronographe C3 de SOHO en lumière blanche<br (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Ejections de masse coronale</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>vues par le coronographe C3 de SOHO en lumière blanche<br class='manualbr' />Film mpeg © SOHO/LASCO-C3 ESA/NASA</p><small></small></dd> </dl> </div> L'extrapolation des champs magnétiques en altitude https://lesia.obspm.fr/L-extrapolation-des-champs.html https://lesia.obspm.fr/L-extrapolation-des-champs.html 2009-01-06T15:54:36Z text/html fr <p>L'extrapolation des champs magnétiques en altitude On a vu que la mesure des champs magnétiques est difficile dans la couronne solaire. Une façon d'y accéder consiste à mesurer les champs magnétiques sur la surface du Soleil, qu'on extrapole ensuite vers la couronne au moyen d'un modèle mathématique. L'équilibre magnétostatique d'une boucle de champ magnétique est régi par la loi de l'équilibre des forces de gravitation ρ g, de Laplace j Λ B et de pression - grad P (exprimées par unité de volume) : ρ g + j Λ (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-Les-champs-magnetiques-solaires-.html" rel="directory">Les champs magnétiques solaires</a> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">L'extrapolation des champs magnétiques en altitude</h3> <p>On a vu que la mesure des champs magnétiques est difficile dans la couronne solaire. Une façon d'y accéder consiste à mesurer les champs magnétiques sur la surface du Soleil, qu'on extrapole ensuite vers la couronne au moyen d'un modèle mathématique. L'équilibre magnétostatique d'une boucle de champ magnétique est régi par la loi de l'équilibre des forces de gravitation ρ <strong>g</strong>, de Laplace <strong>j</strong> Λ <strong>B</strong> et de pression - <strong>grad</strong> P (exprimées par unité de volume) :</p> <p>ρ <strong>g</strong> + <strong>j</strong> Λ B - <strong>grad</strong> P = <strong>0</strong></p> <p><strong>j</strong> est la densité de courant électrique, <strong>B</strong> le champ magnétique, <strong>g</strong> l'accélération de la pesanteur, ρ la masse volumique et P la pression gazeuse. La densité de courant électrique <strong>j</strong> se déduit d'une des équations de Maxwell en régime permanent : <strong>rot B</strong> = μ<sub>0</sub> <strong>j</strong></p> <p>On s'intéresse à la classe particulière d'équilibres hydrostatiques sans force magnétique tels que : <strong>j</strong> Λ <strong>B</strong> = <strong>0</strong> et ρ <strong>g</strong> = <strong>grad</strong> P</p> <p>Lorsque <strong>j</strong> est colinéaire à <strong>B</strong>, c'est à dire s'il existe un coefficient α (généralement dépendant de la position x, y, z) tel que μ<sub>0</sub> <strong>j</strong> = <strong>rot B</strong> = α <strong>B</strong>, alors la force magnétique <strong>j</strong> Λ <strong>B</strong> s'évanouit.</p> <p>En prenant le rotationnel de l'équation <strong>rot B</strong> = α <strong>B</strong>, on obtient l'équation :</p> <p>Δ<strong>B</strong> + <strong>rot</strong>(α<strong>B</strong>) = <strong>0</strong> soit Δ<strong>B</strong> + α <strong>rot B</strong> + <strong>gradα</strong> Λ <strong>B</strong> = <strong>0</strong>, soit :</p> <p><strong> Δ<strong>B</strong> + α² <strong>B</strong> + <strong>grad</strong>α Λ <strong>B</strong> = <strong>0</strong> </strong></p> <p>avec Δ opérateur Laplacien (∂²/∂x² + ∂²/∂y² + ∂²/∂z²)</p> <p>Il faut y ajouter l'équation de Maxwell <strong>div <strong>B</strong> = 0</strong></p> <p>Lorsque α = 0, le champ est dit <strong>potentiel</strong> (sans courant). Il est solution de <strong>l'équation de Laplace</strong></p> <p><strong>Δ<strong>B</strong> = <strong>0</strong> </strong></p> <p>Lorsque α ≠ 0, le champ est dit <strong>sans force</strong>. Une classe spéciale (appelée sans force linéaire) est celle où α est constant dans l'espace. Dans ce cas <strong>grad</strong>α = <strong>0</strong>, et on doit résoudre <strong>l'équation d'Helmholtz</strong> :</p> <p><strong>Δ<strong>B</strong> + α² <strong>B</strong> = <strong>0</strong> </strong></p> <p>La résolution à α constant à partir d'une condition aux limites imposée par les mesures de champ magnétique sur la surface du Soleil est illustrée par les deux exemples suivants :</p> <dl class='spip_document_418 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:250px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/gif/AR_BaldPatchFlare_9405.gif' rel="portfolio" type="image/gif"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH125/AR_BaldPatchFlare_9405-e7459-76b33.png?1684261141' width='250' height='125' alt="" /></a></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Extrapolation des champs magnétiques (à droite) au dessus d'une région active présentant des boucles chaudes visibles en rayons X mous (à gauche, instrument YOHKOH/SXT). © Observatoire de Paris et JAXA</p><small></small></dd> </dl> <p></p> <dl class='spip_document_419 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:250px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/gif/extrapolation.gif' rel="portfolio" type="image/gif"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH236/extrapolation-709f8-57ca4.png?1684261141' width='250' height='236' alt="" /></a></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Extrapolation des champs magnétiques au dessus des taches, la carte en niveaux de gris représente le champ magnétique sur la surface du Soleil. © Observatoire de Paris</p><small></small></dd> </dl> </div> La mesure des champs magnétiques faibles ou non résolus https://lesia.obspm.fr/La-mesure-des-champs-magnetiques,314.html https://lesia.obspm.fr/La-mesure-des-champs-magnetiques,314.html 2009-01-06T15:52:23Z text/html fr <p>La mesure des champs magnétiques faibles ou non résolus La polarisation de résonance Parmi les processus de diffusion, dont les plus connus sont la diffusion de la lumière par les électrons libres (diffusion Thomson) ou par les molécules (diffusion Rayleigh), le phénomène de diffusion résonante dans les raies spectrales se produit lorsque l'atome excité retombe immédiatement de façon cohérente vers le niveau de départ. On a constaté que beaucoup de raies, lorsqu'elles sont observées au voisinage (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-Les-champs-magnetiques-solaires-.html" rel="directory">Les champs magnétiques solaires</a> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">La mesure des champs magnétiques faibles ou non résolus</h3> <p><strong>La polarisation de résonance</strong></p> <p>Parmi les processus de diffusion, dont les plus connus sont la diffusion de la lumière par les électrons libres (diffusion Thomson) ou par les molécules (diffusion Rayleigh), le phénomène de diffusion résonante dans les raies spectrales se produit lorsque l'atome excité retombe immédiatement de façon cohérente vers le niveau de départ. On a constaté que beaucoup de raies, lorsqu'elles sont observées au voisinage immédiat du <strong>limbe</strong> solaire présentent une polarisation linéaire. Au dessus du limbe, dans les protubérances, les raies chromosphériques sont également polarisées. On attribue cette polarisation à l'<strong>éclairement anisotrope</strong> des atomes dans l'atmosphère. Par exemple, les protubérances, situées au dessus du bord solaire dans la couronne, reçoivent un éclairement conique, l'axe du cône étant orthogonal à la ligne de visée.</p> <dl class='spip_document_408 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:250px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/gif/polar4227.gif' rel="portfolio" title='Polarisation de résonance au voisinage du bord solaire ' type="image/gif"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH189/polar4227-d700e-05479.png?1684261320' width='250' height='189' alt="Polarisation de résonance au voisinage du bord solaire" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Polarisation de résonance au voisinage du bord solaire </strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Raie CaI 4227 Å En abscisse : la longueur d'onde En pointillé : le spectre en intensité I(λ) En trait continu : le taux de polarisation linéaire Q/I(λ) (noter le pic juste au cœur de la raie). © Observatoire de Paris</p><small></small></dd> </dl> <p><strong>Effet Hanle</strong></p> <p>L'effet d'un champ magnétique sur la polarisation des raies de diffusion se caractérise par une <strong>dépolarisation</strong> des raies (diminution du taux de polarisation linéaire Q/I) et une <strong>rotation du plan de polarisation</strong> (apparition d'un signal U/I) : c'est l'effet Hanle. Celui ci n'intervient que pour les champs magnétiques faibles, résolus ou non, lorsque la fréquence de Larmor de l'électron ν<sub>L</sub> = e B / (4π m) est comparable à l'inverse de la durée de vie des niveaux. L'effet Zeeman, quant à lui, concerne plutôt les champs forts résolus, lorsque la fréquence de Larmor ν<sub>L</sub> est voisine de la largeur Doppler en fréquences Δν<sub>D</sub> = ν v<sub>th</sub> /C. La notion de champ <strong>résolu</strong> correspond à la présence d'un champ magnétique homogène en intensité et en direction sur l'élément de surface résolu par le télescope (une fraction de seconde de degré). De tels champs sont accessibles par effet Hanle (champs faibles < 50 Gauss) et Zeeman (champs forts > 50 Gauss). Par contre, les champs <strong>turbulents</strong> qui possèdent une direction répartie aléatoirement dans toutes les directions de l'espace sur l'élément de surface résolu par le télescope ont une signature Zeeman nulle (effet sensible aux projections du champ, nulles en moyenne) et une signature Hanle observable (effet sensible au module du champ, non nul en moyenne).</p> <p><i>Exemple de la diffusion à 90° en présence de champ magnétique horizontal</i></p> <p>On s'intéresse à la diffusion de la lumière incidente (non polarisée) d'intensité I' issue de la surface du Soleil, dans une direction orthogonale qui est celle d'un observateur regardant au dessus du bord solaire (figure). Il peut, par exemple, s'agir d'une protubérance comme le montre la figure. L'observateur s'intéresse aux paramètres de Stokes I, Q, U et V de la lumière diffusée qu'il reçoit dans sa direction. On suppose que le processus de diffusion de la lumière incidente I' se fait en présence d'un champ magnétique horizontal <strong>B</strong> (qui par exemple supporte la protubérance et qu'on veut mesurer), contenu dans un plan tangent au Soleil, le vecteur <strong>B</strong> faisant fait un angle θ avec la direction de diffusion.</p> <dl class='spip_document_411 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:350px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/diffusion2-2.jpg' rel="portfolio" title='Diffusion' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L350xH120/diffusion2-2-209f2-ef6c1.jpg?1684261320' width='350' height='120' alt="Diffusion" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Diffusion</strong></dt> </dl> <p>On introduit le paramètre sans dimension <strong>H = e B / (2 m γ)</strong> <strong>proportionnel à B</strong>, où B est le module du champ magnétique, e et m la charge et la masse de l'électron, γ l'inverse de la durée de vie des niveaux. La théorie classique <strong>simplifiée</strong> de la diffusion donne les résultats suivants :</p> <p><i>Si le champ magnétique est parallèle à la direction de diffusion (θ = 0) :</i></p> <p><strong>I = I'</strong></p> <p><strong>|Q/I| = 1 / (1 + 4H²) < 1</strong>, facteur de dépolarisation Hanle. Sans champ, <strong>|Q/I| = 1</strong>. Plus le champ magnétique est fort, et plus la dépolarisation est élevée.</p> <p><strong>|U/I| = 2H / (1 + 4H²)</strong> et <strong>α</strong> = ½ arc tan(U/Q) = <strong>½ arc tan[2H]</strong>. Plus le champ magnétique est fort, et plus la rotation <strong>α</strong> du plan de polarisation est importante.</p> <p><i>Si le champ magnétique est orthogonal à la direction de diffusion (θ = π/2)</i></p> <p><strong>I = (I'/2) [ 3 - 1/(1 + 4H²) ]</strong></p> <p><strong>Q = (-I'/2) [ 1 + 1/(1 + 4H²) ]</strong> Le facteur de dépolarisation Hanle vaut <strong>|Q/I| = (1 + 2H²) / (1 + 6H²)</strong>. Plus le champ magnétique est fort, et plus la dépolarisation est élevée (mais bornée inférieurement).</p> <p><strong>U = 0</strong>, la polarisation est parallèle au bord solaire</p> <p>En résumé, la dépendance de Q/I et U/I en H = e B / (2 m γ) et en θ permet de mesurer le <strong>module</strong> du champ magnétique B et sa direction θ, <strong>à 180° près</strong>.</p> <p><strong>Le « second spectre solaire »</strong></p> <p>Le « second spectre solaire » désigne le spectre solaire en polarisation linéaire Q/I(λ) observé tout près du bord solaire, à quelques secondes d'arc à l'intérieur du bord. On y étudie tout particulièrement la dépolarisation de certaines raies, que l'on attribue à la présence d'un champ magnétique faible et turbulent, non résolu, ce qui conduit à traiter l'hypothèse <strong>simplificatrice</strong> suivante :</p> <p>On suppose que toutes les orientations du champ magnétique sont équiprobables (0 < θ < 2π) dans le plan tangent à la surface du Soleil. On effectue alors une moyenne angulaire sur θ de 0 à 2π qui donne d'abord <strong>U<sub>moy</sub> = 0</strong> : il n'y a donc aucun signal sur U selon cette hypothèse, donc la polarisation reste parallèle au bord solaire.</p> <p>Le facteur de dépolarisation Hanle vaut après intégration angulaire <strong>|Q<sub>moy</sub>/I<sub>moy</sub>| = (1 + H²) / (1 + 5H²)</strong>. Plus le champ magnétique est fort, et plus la dépolarisation est élevée avec encore une borne inférieure.</p> <p>On met cette propriété à profit dans le « second spectre solaire ». La mesure de la dépolarisation de certaines raies, par rapport à leur polarisation hors champ magnétique, comme le cœur de CaI 4227 Å présenté ici, permet d'estimer le module du champ magnétique turbulent dans le Soleil, dont on soupçonne la présence partout, y compris dans les régions calmes. Sa contribution au champ magnétique général pourrait ainsi s'avérer importante.</p></div> La mesure des champs magnétiques résolus - Champs longitudinaux et transversaux https://lesia.obspm.fr/La-mesure-des-champs-magnetiques,313.html https://lesia.obspm.fr/La-mesure-des-champs-magnetiques,313.html 2009-01-06T15:49:43Z text/html fr <p>La mesure des champs magnétiques résolus - Champs longitudinaux et transversaux La mesure du champ magnétique vectoriel partir des profils de Stokes L'effet Zeeman, à condition de mesurer par combinaison linéaire les profils des 4 paramètres de Stokes I(λ), Q(λ), U(λ), V(λ) en fonction de la longueur d'onde sur une raie spectrale bien choisie, permet de remonter au vecteur champ magnétique (à une orientation près). Décomposons le vecteur champ magnétique B de la manière suivante : En se basant sur (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-Les-champs-magnetiques-solaires-.html" rel="directory">Les champs magnétiques solaires</a> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">La mesure des champs magnétiques résolus - Champs longitudinaux et transversaux</h3> <p><strong>La mesure du champ magnétique vectoriel partir des profils de Stokes</strong></p> <p>L'effet Zeeman, à condition de mesurer par combinaison linéaire les profils des 4 paramètres de Stokes <strong>I</strong>(λ), <strong>Q</strong>(λ), <strong>U</strong>(λ), <strong>V</strong>(λ) en fonction de la longueur d'onde sur une raie spectrale bien choisie, permet de remonter au vecteur champ magnétique (à une orientation près). Décomposons le vecteur champ magnétique B de la manière suivante :</p> <dl class='spip_document_392 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:500px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/gif/champ.gif' rel="portfolio" title='Champ magnétique vectoriel' type="image/gif"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH180/champ-fea12-ef140.png?1684261245' width='500' height='180' alt="Champ magnétique vectoriel" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Champ magnétique vectoriel</strong></dt> </dl> <p>En se basant sur <strong>l'approximation théorique des champs faibles</strong> (valable lorsque le décalage Zeeman <strong>Δλ<sub>B</sub></strong> est petit devant la largeur Doppler thermique de la raie <strong>Δλ<sub>D</sub></strong>), on montre que :</p> <p><strong>V</strong>(λ) = <strong>4.67 10<sup>-13</sup> B<sub>//</sub> g* λ<sup>2</sup> dI/dλ</strong></p> <p>d'où l'on peut déduire le champ longitudinal B<sub>//</sub> ; comme |dI/dλ| est maximale aux points d'inflexion du profil de raie, on prendra la mesure de V aux points d'inflexion de la raie.</p> <p><strong>Q</strong>(λ) =<strong> - 1/4 (4.67 10<sup>-13</sup> g* λ<sup>2</sup> )<sup>2</sup> B_|_ <sup>2</sup> cos(2φ) d<sup>2</sup>I/dλ<sup>2</sup></strong></p> <p><strong>U</strong>(λ) = <strong>- 1/4 (4.67 10<sup>-13</sup> g* λ<sup>2</sup> )<sup>2</sup> B_|_ <sup>2</sup> sin(2φ) d<sup>2</sup>I/dλ<sup>2</sup></strong></p> <p>On voit que <strong>(Q<sup>2</sup> + U<sup>2</sup>)<sup>1/2</sup> = 1/4 (4.67 10<sup>-13</sup> g* λ<sup>2</sup> )<sup>2</sup> B_|_ <sup>2</sup> d<sup>2</sup>I/dλ<sup>2</sup></strong> d'où l'on peut en déduire le champ transverse B<sub>_|_</sub> ; comme |d²I/dλ²| est maximale au centre de la raie, on prendra la mesure de Q et de U au coeur de la raie.</p> <p><strong>U/Q = tan(2φ)</strong> fournit l'azimuth φ avec une <strong>ambiguïté de 180°</strong>. On aboutit donc à deux orientations possibles, ambiguïté que l'on pourra lever en combinant les observations de plusieurs raies.</p> <dl class='spip_document_406 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:250px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/png/Fe6301.png' rel="portfolio" title='Exemple de profils de Stokes' type="image/png"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH221/Fe6301-1530e-4a9b2.png?1684261245' width='250' height='221' alt="Exemple de profils de Stokes" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Exemple de profils de Stokes</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>I(λ), Q/I(λ), V/I(λ), U/I(λ), dans une région active solaire, raies FeI 6301 et 6302 Å. En abscisse : la longueur d'onde En ordonnée : la direction sur le Soleil (fente du spectrographe). © Observatoire de Paris</p><small></small></dd> </dl> <p></p> <dl class='spip_document_407 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:250px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/champvec.jpg' rel="portfolio" title='Mesure de champs magnétiques' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH192/champvec-5e50c-6b8c5.jpg?1684261245' width='250' height='192' alt="Mesure de champs magnétiques" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Mesure de champs magnétiques</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Un exemple de mesure de champ magnétique vectoriel dans une region active obtenue dans la raie CaI 6103 Å (à gauche) et dans la raie FeI 6302 Å (à droite). Les tirets représentent le champ transverse, et les couleurs le champ longitudinal. (© Observatoire de Paris)</p><small></small></dd> </dl> <p><strong>A quelles régions solaires l'effet Zeeman peut-il s'appliquer ?</strong></p> <p>On ne peut pas mesurer les champs magnétiques solaires avec l'effet Zeeman dans toutes les régions de l'atmosphère solaire.</p> <p>Le paramètre de contrôle de l'effet Zeeman est : r = Δλ<sub>B</sub>/Δλ<sub>D</sub></p> <p>Δλ<sub>B</sub> = (g* ν<sub>L</sub> /c) λ<sup>2</sup> B est le décalage Zeeman vu plus précédemment. Il varie comme <strong>g* B λ<sup>2</sup></strong></p> <p>Δλ<sub>D</sub> = λ v<sub>th</sub> /C est la largeur thermique (Doppler) de la raie, v<sub>th</sub> désignant la vitesse d'agitation thermique la plus probable de la fonction de distribution des vitesses (loi de Maxwell à la température T).</p> <p>Δλ<sub>D</sub> varie comme <strong>λ T<sup>1/2</sup></strong> car v<sub>th</sub> = (2 k T / m)<sup>1/2</sup> avec T température, m masse des atomes en mouvement, k constante de Boltzmann.</p> <p>Donc r = Δλ<sub>B</sub>/Δλ<sub>D</sub> varie comme <strong>g* B T<sup>-1/2</sup> λ</strong></p> <p><strong> Dans la photosphère et dans la chromosphère :</strong> T est relativement faible (10<sup>4</sup>K) et les champs magnétiques sont souvent forts (> 100 Gauss), donc les mesures Zeeman y sont <strong>favorables</strong> . <strong>Dans la couronne :</strong> T est élevée (10<sup>6</sup>K) et les champs magnétiques sont faibles (décroissant avec l'altitude, < 10 Gauss), donc les mesures Zeeman y sont <strong>défavorables</strong> , à moins d'observer dans l'infra rouge (λ plus grand).</p></div> La mesure des champs magnétiques résolus - Effet Zeeman https://lesia.obspm.fr/La-mesure-des-champs-magnetiques,312.html https://lesia.obspm.fr/La-mesure-des-champs-magnetiques,312.html 2009-01-06T15:45:41Z text/html fr <p>La mesure des champs magnétiques résolus - Effet Zeeman Effet Zeeman « normal » et effet Zeeman « anormal » effet Zeeman « normal » En spin nul (S = S' = 0, gJ' = gJ = 1), les sous niveaux hauts L'S'J'mJ' et bas LSJmJ sont équidistants, la différence d'énergie entre 2 sous niveaux étant égale à μB B. Compte tenu de la règle de sélection ΔmJ = 0, ± 1 on observera donc 3 composantes Zeeman écartées de la différence d'énergie ΔEB = 0 (composante π), ΔEB = ± μB B (composantes σ). effet zeeman « anormal » En spin (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-Les-champs-magnetiques-solaires-.html" rel="directory">Les champs magnétiques solaires</a> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">La mesure des champs magnétiques résolus - Effet Zeeman</h3> <p><strong>Effet Zeeman « normal » et effet Zeeman « anormal »</strong></p> <p><i>effet Zeeman « normal »</i></p> <p>En spin nul (S = S' = 0, g<sub>J'</sub> = g<sub>J</sub> = 1), les sous niveaux hauts L'S'J'm<sub>J'</sub> et bas LSJm<sub>J</sub> sont équidistants, la différence d'énergie entre 2 sous niveaux étant égale à μ<sub>B</sub> B. Compte tenu de la règle de sélection Δm<sub>J</sub> = 0, ± 1 on observera donc <strong>3 composantes</strong> Zeeman écartées de la différence d'énergie ΔE<sub>B</sub> = 0 (composante π), ΔE<sub>B</sub> = ± μ<sub>B</sub> B (composantes σ).</p> <p><i>effet zeeman « anormal »</i></p> <p>En spin non nul (S ≠ S' ≠ 0), les sous niveaux hauts L'S'J'm<sub>J'</sub> et bas LSJm<sub>J</sub> ne sont pas équidistants, la différence d'énergie entre 2 sous niveaux étant égale à μ<sub>B</sub> B g<sub>J'</sub> (haut) ou μ<sub>B</sub> B g<sub>J</sub> (bas) car on a g<sub>J'</sub> ≠ g<sub>J</sub> : on observera donc <strong>plus de 3 composantes</strong> Zeeman. Les contributions multiples à chaque composante π , σ+, σ- ne sont généralement pas séparées, et possèdent des intensités respectives différentes. C'est la raison pour laquelle on introduit pour simplifier la notion de <strong>centre de gravité</strong> des composantes π , σ+, σ- données par la règle de sélection Δm<sub>J</sub> = 0, ± 1. Le centre de gravité de la composante π (Δm<sub>J</sub> = 0) est centré sur la transition sans champ magnétique. Les centres de gravité des composantes σ+ et σ- (Δm<sub>J</sub> = ± 1) sont décalés par rapport à la transition sans champ magnétique de la valeur ΔE<sub>B</sub> = ± μ<sub>B</sub> B g*, où g* est le <strong>facteur de Landé</strong> équivalent qui se calcule par la formule suivante :</p> <p><strong>g* = ½ (g<sub>J</sub> + g<sub>J'</sub>) + ¼ (g<sub>J</sub> - g<sub>J'</sub>) ( J(J+1) – J'(J'+1) )</strong></p> <p>g* dépend ainsi des facteurs de Landé des niveaux hauts et bas.</p> <p><strong>La mesure par décalage Zeeman des champs longitudinaux</strong></p> <p>En présence d'un champ longitudinal, les 2 composantes σ+ et σ- sont décalées en longueur d'onde (par rapport à la position de la raie sans champ magnétique) de <strong>Δλ<sub>B</sub> = ± λ<sup>2</sup> ν<sub>L</sub> g* / C</strong> avec ν<sub>L</sub> = e B / (4π m ) <strong>fréquence de Larmor</strong> (B champ magnétique, e charge de l'électron, m sa masse, C vitesse de la lumière, λ longueur d'onde de la raie et g* facteur de Landé). Numériquement, avec B en Gauss et λ en Å : <strong>Δλ<sub>B</sub> = ± 4.67 10<sup>-13</sup> λ<sup>2</sup> g* B</strong></p> <p>Par exemple, si B = 1000 Gauss = 0.1 Tesla, λ = 6000 Å, g* = 2, on trouve <strong>Δλ<sub>B</sub> = 35 mÅ</strong>. Ce sont de petits décalages qui nécessitent des spectrographes très résolvants. On voit qu'on a tout intérêt à choisir des raies à grand facteur de Landé et à observer dans l'infra rouge.</p> <p>La mesure de l'écartement des composantes Zeeman 2<strong>Δλ<sub>B</sub></strong> permet donc de mesurer les champs magnétiques longitudinaux. Mais comme les composantes sont très peu séparées en intensité, la mesure du décalage Zeeman sera bien plus précise entre les profils de Stokes I+V(λ) et I-V(λ) obtenus en sortie du spectrographe suite à l'analyse polarimétrique, comme le montre la figure ci dessous.</p> <dl class='spip_document_384 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:400px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/gif/decalage.gif' rel="portfolio" title='Décalage' type="image/gif"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L400xH291/decalage-b7967-1685b.png?1684239383' width='400' height='291' alt="Décalage" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Décalage</strong></dt> </dl> <p></p> <dl class='spip_document_386 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:300px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/decalage_2.jpg' rel="portfolio" title='Mesure des champs magnétiques par décalage Zeeman' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L300xH137/decalage_2-a0b84-d0331.jpg?1684239383' width='300' height='137' alt="Mesure des champs magnétiques par décalage Zeeman" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Mesure des champs magnétiques par décalage Zeeman</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Intensités (à gauche) et champs magnétiques longidudinaux (à droite) mesurés par décalage Zeeman. Les champs magnétiques sortants sont en blanc, et entrants en noir. © Observatoire de Paris et SOHO/MDI-ESA/NASA</p><small></small></dd> </dl> <p>La mesure du décalage Zeeman 2<strong>Δλ<sub>B</sub></strong> entre les profils de Stokes I+V(λ) et I-V(λ) en différentes positions du profil (centre de la raie, ailes) peut apporter une vision des champs magnétiques en fonction de l'<strong>altitude</strong>, les ailes des raies étant formées plus bas dans l'atmosphère solaire.</p> <dl class='spip_document_1151 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:250px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/gif/bmag_120_280.gif' class="spip_in" rel="portfolio" title='Champ magnétique longitudinal d'une tache solaire dans la raie NaI 5896 Å à deux altitudes.'><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH218/bmag_120_2808thumb-118fe-f9fdc.jpg?1684239383' width='250' height='218' alt="Champ magnétique longitudinal d'une tache solaire dans la raie NaI 5896 Å à (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Champ magnétique longitudinal d'une tache solaire dans la raie NaI 5896 Å à deux altitudes.</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'>Les deux images successives fournissent le champ magnétique à deux altitudes différentes. © Observatoire de Paris<small></small></dd> </dl> <p></p> <dl class='spip_document_389 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/mpg/MDI_B1.mpg' rel="portfolio" title='Evolution des champs magnétiques longitudinaux d'une tache solaire dans la raie NiI 6768 Å.' type="video/mpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L450xH198/jpg_MDI-563f9.jpg?1685638461' width='450' height='198' alt="Evolution des champs magnétiques longitudinaux d'une tache solaire dans la (...)" longdesc="<p>© SOHO/MDI – ESA/NASA</p>" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Evolution des champs magnétiques longitudinaux d'une tache solaire dans la raie NiI 6768 Å.</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>© SOHO/MDI – ESA/NASA</p><small></small></dd> </dl> </div> La mesure des champs magnétiques résolus - Transitions quantiques https://lesia.obspm.fr/La-mesure-des-champs-magnetiques,311.html https://lesia.obspm.fr/La-mesure-des-champs-magnetiques,311.html 2009-01-06T15:37:52Z text/html fr <p>La mesure des champs magnétiques résolus - Transitions quantiques L'effet Zeeman Lorsque les atomes sur la ligne de visée sont plongés dans un champ magnétique, les raies se scindent en plusieurs composantes. Dans l'effet Zeeman « normal », on observe deux composantes décalées de part et d'autre de la position de la raie sans champ, et polarisées circulairement autour de la direction du champ magnétique, que l'on appelle σ+ et σ-. Il existe une troisième composante centrale polarisée linéairement dans (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-Les-champs-magnetiques-solaires-.html" rel="directory">Les champs magnétiques solaires</a> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">La mesure des champs magnétiques résolus - Transitions quantiques</h3> <p><strong>L'effet Zeeman</strong></p> <p>Lorsque les atomes sur la ligne de visée sont plongés dans un champ magnétique, les raies se scindent en plusieurs composantes. Dans l'effet Zeeman « normal », on observe deux composantes décalées de part et d'autre de la position de la raie sans champ, et polarisées <strong>circulairement</strong> autour de la direction du champ magnétique, que l'on appelle σ+ et σ-. Il existe une troisième composante centrale polarisée <strong>linéairement</strong> dans la direction du champ magnétique et appelée composante π. Cette composante π n'est pas décalée par rapport à la position initiale de la raie sans champ.</p> <p>Si le champ est purement <strong>longitudinal</strong> (orienté dans la direction de l'observateur), on ne voit que les deux composantes décalées σ+ et σ-. Si le champ est purement <strong>transversal</strong> (orienté dans le plan du ciel perpendiculairement à l'observateur), on voit les 3 composantes mais elles apparaissent toutes trois polarisées linéairement (car les composantes σ+ et σ- tournent dans un plan perpendiculaire au champ magnétique et la composante π est parallèle au champ magnétique). La réalité est toujours un mélange des deux situations.</p> <p>L'interprétation de cet effet complexe nécessite l'usage de la mécanique quantique. On montre qu'en présence d'un champ <strong>longitudinal</strong>, on assiste à l'apparition de 2 composantes σ+ et σ- séparées en longueur d'onde d'une quantité 2Δλ<sub>B</sub> proportionnelle au champ magnétique B. La mesure de Δλ<sub>B</sub> permet donc d'accéder aux champs magnétiques longitudinaux. Mais comme en général, <strong>les composantes sont très peu séparées en intensité</strong> (voir la figure ci dessous), on doit recourir à l'analyse de la <strong>polarisation</strong> de la lumière, le décalage entre les composantes pouvant être mesuré beaucoup plus facilement sur les <strong>profils de Stokes I+V(λ) et I-V(λ)</strong> fournis par le spectrographe en sortie du polarimètre.</p> <dl class='spip_document_355 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:250px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/zeeman-2.jpg' rel="portfolio" title='Effet Zeeman sur une tache solaire dans la raie FeI 6173 Å.' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH188/zeeman-2-55782-e6c7b.jpg?1684259761' width='250' height='188' alt="Effet Zeeman sur une tache solaire dans la raie FeI 6173 Å." /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Effet Zeeman sur une tache solaire dans la raie FeI 6173 Å.</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Selon l'orientation du champ magnétique, la raie se scinde en deux ou trois composantes. Lorsque l'écart entre les composantes est faible (cas général), seule l'analyse de la polarisation permet de les séparer. © Observatoire de Paris</p><small></small></dd> </dl> <p></p> <dl class='spip_document_1152 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:250px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/gif/MSDP_2.gif' class="spip_in" rel="portfolio" title='Effet Zeeman sur une tache solaire dans la raie NaI 5896 Å en spectro imagerie.'><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH129/msdp_thumb-3f904-c9323.jpg?1684259761' width='250' height='129' alt="Effet Zeeman sur une tache solaire dans la raie NaI 5896 Å en spectro (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Effet Zeeman sur une tache solaire dans la raie NaI 5896 Å en spectro imagerie.</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'>Les deux images alternent les combinaisons de Stokes I+V(λ) et I-V(λ), montrant ainsi leur décalage proportionnel au champ magnétique © Observatoire de Paris<small></small></dd> </dl> <p><strong>Décomposition Zeeman et transitions quantiques</strong></p> <p>Les niveaux d'énergie des atomes sont discrets et quantifiés par des nombres entiers ou demi entiers introduits par la théorie quantique. Pour décrire l'état d'un atome, on a besoin de connaître :</p> <p>le moment cinétique orbital total <strong>L</strong> de l'ensemble des électrons de l'atome</p> <p>le moment cinétique se spin total <strong>S</strong> de l'ensemble des électrons de l'atome</p> <p>le moment cinétique total <strong>J</strong> = <strong>L</strong> + <strong>S</strong> de l'ensemble des électrons de l'atome dans le cadre du couplage spin orbite (entier ou demi entier)</p> <p>la projection <strong>m<sub>J</sub></strong> du moment cinétique total <strong>J</strong> de l'ensemble des électrons de l'atome sur un axe, par exemple l'axe Oz. <strong>m<sub>J</sub></strong> peut prendre <strong>2 J</strong> + <strong>1</strong> valeurs discrètes possibles (entières ou demi entières) telles que : <strong>- J</strong> ≤ <strong>m<sub>J</sub></strong> ≤ <strong>J</strong></p> <p>Un atome caractérisé par les nombres L, S, J possède une configuration notée : <strong><sup>2S+1</sup> L <sub>J</sub></strong> et son énergie ne dépend pas de m<sub>J</sub>. Il y a donc <strong> 2 J + 1 niveaux de même énergie</strong> : on dit qu'il y a dégénérescence. Le niveau L = 0 est noté S, L = 1 est appelé P, L = 2 est nommé D, etc…</p> <p>Lorsqu'un atome absorbe un photon, il se produit une raie d'absorption (même mécanisme pour l'émission). La fréquence ν du photon correspond à la différence d'énergie entre les niveaux de départ LSJ et d'arrivée L'S'J' : <strong>E = h ν = h C / λ = | E<sub>L'S'J'</sub> – E<sub>LSJ</sub> |</strong></p> <p>Mais les transitions quantiques sont soumises à des règles de sélection établies par la mécanique quantique. En couplage L,S pur (ce n'est pas toujours le cas), on aura :</p> <p><strong>ΔS = 0, ΔL = 0, ± 1, ΔJ = 0, ± 1, et Δm<sub>J</sub> = 0, ± 1</strong></p> <p><i>Un exemple simple</i> : transition CaI 4227 Å <sup>1</sup>S<sub>0</sub> -><sup>1</sup>P<sub>1</sub></p> <dl class='spip_document_379 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:500px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/gif/raie4227.gif' rel="portfolio" title='Raie 4227' type="image/gif"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH135/raie4227-b1afa-07408.png?1684259761' width='500' height='135' alt="Raie 4227" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Raie 4227</strong></dt> </dl> <p>En présence de champ magnétique, la dégénérescence des niveaux d'énergie (2 J + 1) est levée et chaque niveau L S J se scinde en 2 J + 1 sous niveaux, dont l'énergie dépend maintenant de m<sub>J</sub> qui n'est pas intervenu jusqu'ici.</p> <dl class='spip_document_380 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:500px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/gif/raie4227B.gif' rel="portfolio" title='Raie 4227b' type="image/gif"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH191/raie4227B-22373-f356d.png?1684259761' width='500' height='191' alt="Raie 4227b" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Raie 4227b</strong></dt> </dl> <ul class="spip"><li>La transition <strong>Δm<sub>J</sub></strong> = <strong>0</strong> est dite <strong>composante π</strong> ; elle est polarisée linéairement dans la direction du champ magnétique. Mais si le champ magnétique se trouve dans la direction de la ligne de visée, c'est à dire longitudinal, alors la composante π est invisible.</li><li>Les transitions <strong>Δm<sub>J</sub></strong> = ± <strong>1</strong> sont dites <strong>composantes σ+ et σ-</strong>. La polarisation est circulaire droite ou gauche autour de la direction du champ magnétique. Mais lorsqu'il est orienté dans le plan du ciel, c'est à dire transverse, l'observateur voit en réalité deux polarisations linéaires orthogonales à la direction du champ magnétique.</li></ul> <p>La variation d'énergie ΔE<sub>B</sub> = E - E<sub>B</sub> de la transition en présence de champ magnétique entre les sous niveaux L'S'J'm<sub>J'</sub> et LSJm<sub>J</sub> est donnée par la mécanique quantique :</p> <p><strong>ΔE<sub>B</sub> = E - E<sub>B</sub> = h Δν = - h C Δλ / λ<sup>2</sup> = μ<sub>B</sub> B ( g<sub>J'</sub> m<sub>J'</sub>– g<sub>J</sub> m<sub>J</sub> )</strong></p> <p>g<sub>J'</sub> et g<sub>J</sub> sont les <strong>facteurs de Landé</strong> des niveaux haut et bas de la transition. Ils sont donnés par :</p> <p><strong>g<sub>J</sub> = 3/2 + [ S(S+1) - L(L+1) ] / [ 2J (J+1) ]</strong></p> <p>μ<sub>B</sub> = e ħ / 2m est le <strong>magnéton de Bohr</strong> ou <strong>moment magnétique de l'électron</strong> (e, m charge et masse de l'électron, ħ = h/2π, h constante de Planck). Il vaut 9.26 10<sup>-24</sup> J T<sup>-1</sup>.</p></div> La mesure des champs magnétiques résolus - Paramètres de Stokes https://lesia.obspm.fr/La-mesure-des-champs-magnetiques.html https://lesia.obspm.fr/La-mesure-des-champs-magnetiques.html 2009-01-06T15:34:06Z text/html fr <p>La mesure des champs magnétiques résolus - Paramètres de Stokes Nous allons commencer par expliquer ce qu'incarne la polarisation de la lumière, car on la trouve à l'œuvre dans l'effet Zeeman, qui permet de mesurer les champs résolus, effet qu'on devra savoir interpréter. La polarisation de la lumière et les paramètres de Stokes Rappelons que toute onde lumineuse qui se propage dans la direction Oz de la figure est décrite par la vibration d'un champ électrique E dans un plan orthogonal xOy à la (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-Les-champs-magnetiques-solaires-.html" rel="directory">Les champs magnétiques solaires</a> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">La mesure des champs magnétiques résolus - Paramètres de Stokes</h3> <p>Nous allons commencer par expliquer ce qu'incarne la polarisation de la lumière, car on la trouve à l'œuvre dans l'effet Zeeman, qui permet de mesurer les champs résolus, effet qu'on devra savoir interpréter.</p> <p><strong>La polarisation de la lumière et les paramètres de Stokes</strong></p> <p>Rappelons que toute onde lumineuse qui se propage dans la direction Oz de la figure est décrite par la vibration d'un champ électrique <strong>E</strong> dans un plan orthogonal xOy à la direction de propagation Oz. La polarisation de la lumière se décrit par le formalisme des paramètres introduits par Stokes sous la forme d'un vecteur <strong>S</strong> à quatre composantes. (I, Q, U, V). Décrivons le champ électrique par le vecteur <strong>E</strong> = ( A e<sup> i ωt</sup>, B e <sup>i ω t</sup>, 0 ) où A et B sont des amplitudes complexes, qui portent donc un terme de phase.</p> <dl class='spip_document_345 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:500px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/gif/vibration.gif' rel="portfolio" title='Vibration' type="image/gif"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH135/vibration-46df2-95ca5.png?1684225275' width='500' height='135' alt="Vibration" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Vibration</strong></dt> </dl> <p>Si le vecteur <strong>E</strong> oscille le long d'une direction fixe, on dit qu'on a une polarisation <strong>linéaire</strong>. Si l'extrémité du vecteur <strong>E</strong> décrit un cercle en tournant autour de l'axe Oz, on dit qu'on a une polarisation <strong>circulaire</strong>. Dans le cas général, la polarisation est <strong class="caractencadre-spip spip">elliptique</strong>. Le vecteur <strong>S</strong> = (I, Q, U, V) introduit par Stokes est défini par :</p> <dl class='spip_document_348 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:500px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/gif/Stokes.gif' rel="portfolio" title='Stokes' type="image/gif"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH103/Stokes-05695-1a040.gif?1684225275' width='500' height='103' alt="Stokes" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Stokes</strong></dt> </dl> <p>I est l'intensité lumineuse. Q et U servent à décrire la polarisation linéaire. Le paramètre V sert a décrire la polarisation circulaire. <strong>Les polarimètres permettent de mesurer le vecteur de Stokes incident S = (I, Q, U, V)</strong> au moyen d'un dispositif que l'on décrira un peu plus loin.</p> <p><strong>Polarisation linéaire :</strong> si φ est l'azimuth du vecteur <strong>E</strong> (angle avec l'axe Ox), alors on obtient avec E module du vecteur <strong>E</strong> :</p> <p>I = E<sup>2</sup>, Q = E<sup>2</sup> cos(2φ), U = E<sup>2</sup> sin(2φ), V = 0</p> <p>La mesure de I permet de trouver l'amplitude du champ E ; la mesure de Q et U son azimuth φ.</p> <p>En particulier, on a φ=1/2 arc tan (U/Q) et <strong>V est nul</strong></p> <p><strong>Polarisation circulaire :</strong> si de même E est le module du vecteur <strong>E</strong>, alors on obtient : I = E<sup>2</sup>, Q = U = 0, V = ± E<sup>2</sup>, <strong>Q et U sont nuls</strong></p> <p><strong>La mesure des paramètres de Stokes</strong></p> <p>C'est la fonction d'un dispositif appelé <strong>polarimètre</strong>. Ce dispositif optique est généralement placé au foyer d'un télescope, dans le plan focal où se forme l'image, avant l'injection du faisceau lumineux dans le <strong>spectrographe</strong> qui permettra de décomposer la lumière, et ainsi d'examiner une raie spectrale d'un atome bien déterminé (souvent des atomes de Fer).</p> <p>Un polarimètre se compose d'un ou deux retardateurs optiques qui servent à introduire un retard de phase par biréfringence entre deux axes propres bien déterminés, dits lents et rapides. Ces retardateurs sont constitués de cristaux liquides, ou de spath ou encore de quartz. Ils sont suivis d'un dispositif polarisant dont la fonction est de ne laisser passer que la projection de la vibration lumineuse dans une direction particulière, dite direction d'acceptance (on a choisi l'axe Ox sur la figure ci dessous). Avec <i>deux retardateurs variables</i> de 0 à 2π d'azimuth fixe (retard δ1 variable, azimuth 0 et retard δ2 variable, azimuth π/4), il est possible de mesurer le vecteur de Stokes incident <strong>S</strong> = (I, Q, U, V) en faisant varier (électriquement) les valeurs de δ1 et δ2 :</p> <dl class='spip_document_354 spip_documents spip_documents_center spip_documents_document' style='width:500px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/gif/polarimetre.gif' rel="portfolio" title='Polarimètre' type="image/gif"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH188/polarimetre-9d302-13a4c.png?1684225275' width='500' height='188' alt="Polarimètre" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Polarimètre</strong></dt> </dl> <p>L'intensité émergente du polarimètre est :</p> <p>I<sub>out</sub> = ½ [I + Q cos(δ2) + sin(δ2) ( U sin(δ1) – V cos(δ1))]</p> <p>En choisissant astucieusement les valeurs de δ1 et δ2, cette formule se réduit à :</p> <p>Avec δ1 = 0, δ2 = 0, I<sub>out</sub> = ½ [ I + Q ]</p> <p>Avec δ1 = 0, δ2 = π, I<sub>out</sub> = ½ [ I - Q ]</p> <p>Avec δ1 = 0, δ2 = π/2, I<sub>out</sub> = ½ [ I - V ]</p> <p>Avec δ1 = 0, δ2 = 3π/2, I<sub>out</sub> = ½ [ I + V ]</p> <p>Avec δ1 = π/2, δ2 =π/2, I<sub>out</sub> = ½ [ I + U ]</p> <p>Avec δ1 = π/2, δ2 = 3π/2, I<sub>out</sub> = ½ [ I - U ]</p> <p>Ainsi, avec 6 combinaisons (δ1, δ2) bien choisies, on constate qu'il est possible d'injecter dans le spectrographe des <strong>combinaisons linéaires</strong> simples des paramètres de Stokes incidents qui permettront ensuite par somme et différence d'obtenir I, Q, U et V.</p> <p><strong>La décomposition spectrale des paramètres de Stokes</strong></p> <p>C'est le but du <strong>spectrographe</strong> : on y injecte les combinaisons linéaires en lumière blanche ½ [ I ± Q ], ½ [ I ± U ], ½ [ I ± V ] issues du polarimètre, dans le but d'effectuer une décomposition spectrale à l'aide d'un dispositif disperseur (en général un réseau de diffraction). L'enjeu est d'obtenir, à la sortie du spectrographe, les variations de ½ [ I ± Q ], ½ [ I ± U ], ½ [ I ± V ] en fonction de la longueur d'onde dans un domaine spectral étroit (quelques Angströms, 1 Å = 10<sup>-10</sup> m) permettant d'isoler une raie spectrale et d'avoir une information détaillée sur son profil avec une résolution spectrale (plus petits détails discernables en longueur d'onde) de l'ordre de 10 milli Å. Une telle précision est requise pour l'étude de la polarisation des raies formées dans la photosphère parce qu'elles sont très étroites (environ 0.2 Å pour les raies du Fer).</p></div> Les champs magnétiques solaires https://lesia.obspm.fr/-Les-champs-magnetiques-solaires-.html https://lesia.obspm.fr/Les-champs-magnetiques-solaires,98.html 2008-09-30T08:31:06Z text/html fr <p>Sommaire 1 -Introduction 2 - La mesure des champs magnétiques résolus - Paramètres de Stokes 3 - La mesure des champs magnétiques résolus - Transitions quantiques 4 - La mesure des champs magnétiques résolus - Effet Zeeman 5 - La mesure des champs magnétiques résolus - Champs longitudinaux et transversaux 6 - La mesure des champs magnétiques faibles ou non résolus 7 - L'extrapolation des champs magnétiques en altitude 8 - Les manifestations des champs (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-Les-champs-magnetiques-solaires-.html" rel="directory">Les champs magnétiques solaires</a> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">Sommaire</h3> <p>1 -<a href='https://lesia.obspm.fr/Introduction.html' class='spip_in'>Introduction</a></p> <p>2 - <a href='https://lesia.obspm.fr/La-mesure-des-champs-magnetiques.html' class='spip_in'>La mesure des champs magnétiques résolus - Paramètres de Stokes</a></p> <p>3 - <a href='https://lesia.obspm.fr/La-mesure-des-champs-magnetiques,311.html' class='spip_in'>La mesure des champs magnétiques résolus - Transitions quantiques</a></p> <p>4 - <a href='https://lesia.obspm.fr/La-mesure-des-champs-magnetiques,312.html' class='spip_in'>La mesure des champs magnétiques résolus - Effet Zeeman</a></p> <p>5 - <a href='https://lesia.obspm.fr/La-mesure-des-champs-magnetiques,313.html' class='spip_in'>La mesure des champs magnétiques résolus - Champs longitudinaux et transversaux</a></p> <p>6 - <a href='https://lesia.obspm.fr/La-mesure-des-champs-magnetiques,314.html' class='spip_in'>La mesure des champs magnétiques faibles ou non résolus</a></p> <p>7 - <a href='https://lesia.obspm.fr/L-extrapolation-des-champs.html' class='spip_in'>L'extrapolation des champs magnétiques en altitude</a></p> <p>8 - <a href='https://lesia.obspm.fr/Les-manifestations-des-champs.html' class='spip_in'>Les manifestations des champs magnétiques</a></p></div>