LESIA - Observatoire de Paris https://lesia.obspm.fr/ De la conception des instruments d'astronomie à l'exploitation des résultats, les thématiques scientifiques développées au LESIA couvrent de nombreux domaines de l'astrophysique. Les activités sont organisées autour des projets (sol, espace ou modélisation) dont de nombreuses réalisations instrumentales font la réputation du laboratoire. Directeur : Vincent Coudé du Foresto fr SPIP - www.spip.net LESIA - Observatoire de Paris https://lesia.obspm.fr/IMG/logo/siteon0.gif?1236685906 https://lesia.obspm.fr/ 89 290 3SOLEIL/CERCLe : Cycle, Eruptions et Rayonnement Cosmique au Lesia https://lesia.obspm.fr/-Centre-de-prevision-solaire-.html https://lesia.obspm.fr/3SOLEIL-CERCLe-Cycle-Eruptions-et.html 2008-11-23T18:26:20Z text/html fr Nicolas Fuller <p>L'action du CERCLe (Cycle Eruptions et Rayonnement Cosmique au LESIA), au sein du pôle Héliosphère et Plasmas Astrophysiques (HPA) du LESIA et du service national d'observation 3SOLEIL, s'inscrit dans la thématique des relations Soleil-Terre. Les conséquences de l'activité de notre étoile sur l'homme, sa technologie et son environnement sont nombreuses. Comme son nom l'indique les membres du CERCLe étudient plus spécifiquement les sujets suivants : Le cycle solaire à long terme (prévision de l'indice des (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-Centre-de-prevision-solaire-.html" rel="directory">CERCLe : Cycle, Eruptions et Rayonnement Cosmique au LESIA</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L146xH42/arton133-a468a.jpg?1684277039' class='spip_logo spip_logo_right' width='146' height='42' alt="" /> <div class='rss_texte'><p>L'action du <a href="http://previ.obspm.fr" class='spip_out' rel='external'>CERCLe</a> (Cycle Eruptions et Rayonnement Cosmique au LESIA), au sein du pôle Héliosphère et Plasmas Astrophysiques (HPA) du LESIA et du service national d'observation 3SOLEIL, s'inscrit dans la thématique des relations Soleil-Terre. Les conséquences de l'activité de notre étoile sur l'homme, sa technologie et son environnement sont nombreuses<span class="spip_note_ref"> [<a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Un aperçu de ces effets est disponible ici' id='nh1'>1</a>]</span>. Comme son nom l'indique les membres du CERCLe étudient plus spécifiquement les sujets suivants :</p> <ul class="spip"><li> Le cycle solaire à long terme (prévision de l'indice des taches)</li><li> Les particules de haute énergie émises lors des éruptions solaires</li><li> Les particules du rayonnement cosmique d'origine galactique</li></ul><h3 class="spip">La modulation du rayonnement cosmique</h3> <dl class='spip_document_1033 spip_documents spip_documents_left spip_documents_document' style='width:200px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/gif/combinedCosmx-2.gif' rel="portfolio" title='Cycle solaire, rayonnement cosmique, GLE et décroissance Forbush' type="image/gif"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L200xH347/combinedCosmx-2-9734c-e59bb.png?1684277039' width='200' height='347' alt="Cycle solaire, rayonnement cosmique, GLE et décroissance Forbush" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Cycle solaire, rayonnement cosmique, GLE et décroissance Forbush</strong></dt> </dl> <p> </p> <p> </p> <p>Les trois points mentionnés ci-dessus sont intimement liés. En effet si l'on mesure de manière continue le rayonnement cosmique au niveau du sol au moyen de moniteurs à neutrons, on constate que d'une part ce rayonnement est modulé par le cycle solaire (voir figure ci-contre) et que d'autre part il peut varier de manière sporadique en fonction de l'activité éruptive du Soleil.</p> <p>Deux cas peuvent se présenter : une augmentation du nombre de particules détectées due à un événement à particules solaires (principalement des protons), ou bien une diminution due aux perturbations du champ magnétique interplanétaire (résultant d'une éjection de masse coronale par exemple). On parle dans le premier cas de GLE (Ground Level Event) et dans le deuxième cas d'effet Forbush. Au LESIA l'étude de ces phénomènes sert à mieux comprendre les mécanismes d'accélération des particules lors d'éruptions solaires et leur propagation dans le milieu interplanétaire.</p> <p> <br class="nettoyeur"></p> <h3 class="spip">Les stations françaises</h3> <p>Il existe deux stations françaises pour la mesure du rayonnement cosmique, l'une aux Iles Kerguelen dans l'océan indien, et l'autre sur le continent Antarctique, en Terre Adélie. L'<a href="http://www.ipev.fr" class='spip_out' rel='external'>IPEV</a> (Institut polaire français Paul Emile Victor) et les <a href="http://www.taaf.fr" class='spip_out' rel='external'>TAAF</a> (Terres Australes et Antarctiques Françaises) prennent en charge l'hébergement de ces moniteurs ainsi que les opérations logistiques associées. Les moniteurs sont opérés 365 jours/an par des Volontaires du Service Civique qui assurent un "hivernage" dans les stations Antarctiques et sub-Antarctiques. La responsabilité scientifique et technique de ces instruments est assurée par l'Observatoire de Paris.</p> <dl class='spip_document_385 spip_documents spip_documents_right spip_documents_document' style='width:200px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/tubes.jpg' rel="portfolio" title='Moniteur à neutrons aux Iles Kerguelen' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L200xH167/tubes-df1ca-e65aa.jpg?1684277039' width='200' height='167' alt="Moniteur à neutrons aux Iles Kerguelen" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Moniteur à neutrons aux Iles Kerguelen</strong></dt> </dl> <p>Ces moniteurs ne mesurent pas directement les particules d'origine galactique ou solaire, mais les neutrons créés dans l'appareil à partir de particules secondaires incidentes (au niveau du sol surtout des neutrons et des protons), elles-même créées dans l'atmosphère par le rayonnement cosmique primaire. On parle de "douche cosmique" ou encore de "gerbe cosmique". Suite à l'année Géophysique Internationale (1957), de nombreux moniteurs ont été installés dans différentes régions du globe. Les données historiques des moniteurs français remontent au début des années 60 et sont en partie disponibles en ligne sur le site web du <a href="http://previ.obspm.fr" class='spip_out' rel='external'>CERCLe</a>. L'ensemble des données est disponible via une base de données européenne regroupant la plupart des moniteurs au niveau mondial (<a href="http://www.nmdb.eu" class='spip_out' rel='external'>NMDB</a>).</p> <p> <br class="nettoyeur"></p> <h3 class="spip">Effet du rayonnement cosmique sur le personnel navigant</h3> <dl class='spip_document_387 spip_documents spip_documents_left spip_documents_document' style='width:300px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/gal-airdose.jpg' rel="portfolio" title='Dose de radiation en fonction de l'altitude' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L300xH235/gal-airdose-7a7a1-77593.jpg?1684277039' width='300' height='235' alt="Dose de radiation en fonction de l'altitude" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Dose de radiation en fonction de l'altitude</strong></dt> </dl> <p>Une des conséquences du rayonnement cosmique sur Terre, qu'il soit d'origine solaire ou galactique, est l'irradiation du personnel navigant. Comme on peut le voir sur la figure ci-contre, la dose de radiation augmente avec l'altitude. Les pilotes, hôtesses ou stewards sont donc plus exposés aux rayonnements ionisants qu'ils ne le seraient au niveau du sol. Ces doses restent très faibles, mais depuis 2003, elles doivent légalement faire l'objet d'une surveillance. C'est le but du système <a href="http://www.sievert-system.org" class='spip_out' rel='external'>SIEVERT</a> auquel est associé L'Observatoire de Paris. Grâce aux moniteurs à neutrons et à des modèles adéquats, il est possible d'estimer la dose de radiation en un point de l'atmosphère donné et donc de calculer la dose reçue sur toute la durée d'un vol.</p> <p> <br class="nettoyeur"></p> <h3 class="spip">La prévision des événements à particules</h3> <p>Des particules énergétiques du Soleil, même si elles ne pénètrent pas dans l'atmosphère, peuvent néanmoins gêner le fonctionnement de satellites artificiels, en générant dans les ordinateurs de bord des signaux parasites, voire endommager leur électronique. Les lancements de satellites et les opérations de véhicules spatiaux sont suspendus au cours d'un fort événement à particules. Il devient de plus en plus important de prévoir ces événements et, pour un événement qui a débuté, de caractériser ses durée et intensité. C'est un challenge – nous pouvons utiliser, pour une prévision à court terme, les moniteurs à neutrons puisqu'ils détectent les particules qui se propagent presque à la vitesse de la lumière et nous parviennent ainsi une dizaine de minutes avant les particules moins rapides. Ces dernières sont bien plus nombreuses et constituent le danger majeur. On cherche aussi à trouver quelles caractéristiques du rayonnement électromagnétique d'une éruption, qui est le premier signal qui nous parvient, pourraient nous permettre de prévoir si des particules énergétiques arriveront à la Terre et quelle sera l'évolution dans les heures à venir. La prévision à plus long terme (1 ou plusieurs jours), nécessaire pour déclencher ou arrêter les opérations de lancement d'un satellite, doit analyser les configurations magnétiques au Soleil pour évaluer la probabilité d'une éruption. C'est un vaste programme de recherche qui lie étroitement recherches fondamentale et appliquée. Le pôle HPA du LESIA participe activement à des recherches dans ce domaine, avec le <a href="http://www.cnes.fr" class='spip_out' rel='external'>CNES</a> et <a href="http://www.cls.fr/previsol" class='spip_out' rel='external'>CLS</a> (Collecte Localisation Satellite).</p> <p> <br class="nettoyeur"></p> <h3 class="spip">Les services du CERCLe</h3> <dl class='spip_document_2558 spip_documents spip_documents_right spip_documents_image' style='width:300px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/png/current_polars_39000_1b.png' rel="portfolio" title='Débit de doses de radiation estimée lors de l'événement du 20 janvier 2005 (hémisphère sud, 39000 pieds).' type="image/png"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L300xH256/current_polars_39000_1b-e69a8-7cd19.png?1684277039' width='300' height='256' alt="Débit de doses de radiation estimée lors de l'événement du 20 janvier 2005 (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Débit de doses de radiation estimée lors de l'événement du 20 janvier 2005 (hémisphère sud, 39000 pieds).</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Crédits image : Observatoire de Paris/LESIA/CERCLe</p><small></small></dd> </dl> <p>Historiquement, l'entité CERCLe est issue du centre de prévision de l'activité solaire et géomagnétique de l'Observatoire de Meudon. CERCLe se concentre désormais sur la surveillance du rayonnement cosmique et sur ses applications, comme la modélisation des doses de radiations en cas d'éruption solaire (modèle SiGLE). Il fournit un soutien actif aux acteurs en dehors de la recherche, tel l'IRSN pour SIEVERT. Il fournit depuis 2019 le modèle temps réel SiGLE<sub>RT</sub> pour un service de météorologie de l'espace au bénéfice de l'aviation civile internationale (OACI)</p></div> <hr /> <div class='rss_notes'><div id='nb1'> <p><span class="csfoo htmla"></span><span class="spip_note_ref">[<a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'>1</a>] </span><span class="csfoo htmlb"></span>Un aperçu de ces effets est disponible <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Meteorologie_de_l%27espace" class='spip_out' rel='external'>ici</a></p> </div></div>