LESIA - Observatoire de Paris https://lesia.obspm.fr/ De la conception des instruments d'astronomie à l'exploitation des résultats, les thématiques scientifiques développées au LESIA couvrent de nombreux domaines de l'astrophysique. Les activités sont organisées autour des projets (sol, espace ou modélisation) dont de nombreuses réalisations instrumentales font la réputation du laboratoire. Directeur : Vincent Coudé du Foresto fr SPIP - www.spip.net LESIA - Observatoire de Paris https://lesia.obspm.fr/IMG/logo/siteon0.gif?1236685906 https://lesia.obspm.fr/ 89 290 Historique de l'optique adaptative au LESIA https://lesia.obspm.fr/Historique-de-l-optique-adaptative.html https://lesia.obspm.fr/Historique-de-l-optique-adaptative.html 2012-02-08T15:44:35Z text/html fr Eric Gendron <p>Problématique L'optique adaptative est un remède à un mal que connaissent tous les astronomes. Aussi, avant de décrire le remède doit-on expliquer le mal dont il est question. Tous les télescopes au sol observent à travers l'atmosphère terrestre. Celle-ci est le lieu de mouvements turbulents de masses d'air à différentes températures. Ces différences de température engendrent des différences dans l'indice optique du milieu traversé, et s'en suivent des perturbations dans la propagation lumineuse : (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-Optique-adaptative-165-.html" rel="directory">Optique adaptative</a> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">Problématique</h3> <dl class='spip_document_1709 spip_documents spip_documents_left spip_documents_image' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/png/kolmoscreen.png' rel="portfolio" title='Front d'onde perturbé par l'atmosphère' type="image/png"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH149/kolmoscreen-52011-a255d.png?1684261700' width='150' height='149' alt="Front d'onde perturbé par l'atmosphère" longdesc="<p>Cette image représente la façon</p> <p>dont les masses (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Front d'onde perturbé par l'atmosphère</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Cette image représente la façon</p> <p>dont les masses d'air chaud et</p> <p>d'air froid se mélangent de façon</p> <p>turbulente dans l'atmosphère, et</p> <p>perturbent la lumière. Les zones</p> <p>claires traduisent un air plus ch-</p> <p>aud et donc une avance de phase,</p> <p>les zones noires un air plus froid</p> <p>et donc un retard de l'onde lumineuse.</p><small></small></dd> </dl> <p>L'optique adaptative est un remède à un mal que connaissent tous les astronomes. Aussi, avant de décrire le remède doit-on expliquer le mal dont il est question.</p> <dl class='spip_document_1710 spip_documents spip_documents_right spip_documents_document' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/mpg/specklemov.mpg' rel="portfolio" title='Effets de la turbulence' type="video/mpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L127xH127/thumbnailspeckle-82515.png?1685637557' width='127' height='127' alt="Effets de la turbulence" longdesc="<p>Video : Image d'une étoile</p> <p>vue à travers un (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Effets de la turbulence</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Video : Image d'une étoile</p> <p>vue à travers un télescope,</p> <p>brouillée à cause des effets</p> <p>de la turbulence atmosphérique</p><small></small></dd> </dl> <p>Tous les télescopes au sol observent à travers l'atmosphère terrestre. Celle-ci est le lieu de mouvements turbulents de masses d'air à différentes températures. Ces différences de température engendrent des différences dans l'indice optique du milieu traversé, et s'en suivent des perturbations dans la propagation lumineuse : l'onde, initialement plane avant de pénétrer dans l'atmosphère terrestre, parvient au sol sur l'ouverture du télescope avec des avances et des retards de chemin optique aléatoires entre deux rayons voisins. Le front d'onde est déformé, ce qui conduit à une dégradation de l'image de l'objet.</p> <p>Le principe de l'optique adaptative est de faire réfléchir cette onde déformée sur un miroir dont la surface serait elle aussi déformée de façon à rajouter des avances et retards de chemin optique opposés à ceux que l'atmosphère terrestre a introduits. De cette façon, on restore sa planéité initiale et on redonne aux images leur qualité, qui n'est alors limitée que par la limite physique fondamentale imposée par la taille de l'ouverture de l'instrument : la limite de diffraction.</p> <h3 class="spip">Qu'est ce que l'optique adaptative ?</h3> <p>L'optique adaptative permet de corriger en temps réel les déformations que le front d'onde lumineux a subi en traversant l'atmosphère terrestre. Cette correction se fait à l'aide d'un élément optique actif : un miroir déformable, dont la surface peut être déformée à volonté de quelques micromètres, et sur lequel l'onde se réfléchit. Après réflexion, et si la forme du miroir est appropriée, le front d'onde aura retrouvé sa planéité. Cette planéité est mesurée par un sous-système particulier, l'analyseur de surface d'onde. Tout défaut de planéité identifié est envoyé à un calculateur, qui réagit alors sur la forme du miroir déformable, le tout dans un laps de temps de l'ordre de 0.001s, c'est à dire plus vite que le temps caractéristique d'évolution de l'atmosphère.</p> <p>Le système d'optique adaptative ne doit pas être confondu avec l'optique active : l'optique active est intégrée au télescope et agit sur celui-ci, son rôle est de maintenir en forme grâce à des vérins l'élément principal du télescope, le miroir primaire (plusieurs tonnes). Son temps de réaction est de plusieurs minutes et elle est destinée à corriger les défauts du télescope. L'optique adaptative, elle, se place après le télescope : elle récupère l'image distordue par la turbulence atmosphérique fournie par le télescope, et transforme optiquement le front d'onde pour envoyer vers l'instrument scientifique une image parfaite. Elle est destinée à corriger les défauts atmosphériques.</p> <p>Ces différents liens renvoient vers des explications du fonctionnement de l'optique adaptative.</p> <ul class="spip"><li> chapitre d'introduction de la <a href="http://www.demailly.com/~dl/inioa/node3.html#373" class='spip_out' rel='external'>thèse</a> en ligne de L. Demailly</li><li> <a href="http://www.imcce.fr/en/grandpublic/systeme/promenade/pages4/448.html" class='spip_out' rel='external'>introduction vulgarisée à l'optique adaptative</a> sur le site de l'IMCCE</li><li> <a href="http://media4.obspm.fr/public/FSU/pages_oa/introduction-oa.html" class='spip_out' rel='external'>introduction à l'optique adaptative</a> du site de l'Unité Formation-Enseignement de l'Observatoire de Paris</li><li> <a href="http://www.ctio.noao.edu/~atokovin/tutorial/intro.html" class='spip_out' rel='external'>AO tutorial at CTIO</a> par Andrei Tokovinin, une référence en la matière</li><li> <a href="http://www.eso.org/sci/facilities/develop/ao/useful_links.html" class='spip_out' rel='external'>Useful links at ESO</a>, une page vers des liens internationaux sur l'optique adaptative</li></ul><h3 class="spip">Historique de l'optique adaptative au LESIA</h3><h4 class="spip">Préhistoire de l'optique adaptative</h4> <p>La première référence à l'optique adaptative est la publication de H. Babcock, dans les <i>Publ. Astr. Soc. Pacific</i> vol 65, en 1953. Il est le premier à avoir l'idée d'associer un système de mesure et un système correcteur de front d'onde temps réels. Il est malheureusement trop tôt pour la technologie de l'époque pour aboutir à un système opérationnel.</p> <p>Dans les années 1970, aux Etats-Unis les programmes de défense s'intéressent à l'optique adaptative afin de surveiller les satellites espions, ou pour focaliser des lasers de puissance sur des satellites à partir du sol. Ces projets, qui seront progressivement partiellement déclassifiés dans les années 90, contribuent à développer l'optique adaptative aux Etats-Unis. En France, c'est dans les années 1980 que la défense française se penche sur le problème.</p> <h4 class="spip">Historique de l'optique adaptative à l'Observatoire</h4> <p>En astronomie dans les années 1980, le VLT débute sa construction, mais il est important de préparer l'avenir : les 4 télescopes du VLT sont faits pour être utilisés <i>in fine</i> en mode interférométrique, ce qui suppose -pour une qualité optimale- de corriger le front d'onde sur chacun d'eux.</p> <h5 class="spip">COME-ON</h5> <dl class='spip_document_1697 spip_documents spip_documents_left spip_documents_image' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/comeon0005.jpg' rel="portfolio" type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH103/comeon0005-23a10-11041.jpg?1685637557' width='150' height='103' alt="" /></a></dt> </dl> <p> </p> <dl class='spip_document_1698 spip_documents spip_documents_right spip_documents_image' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/comeon0004.jpg' rel="portfolio" type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH103/comeon0004-1fff5-87832.jpg?1685637557' width='150' height='103' alt="" /></a></dt> </dl> <p>Pierre Léna donne en France et à l'ESO l'impulsion nécessaire pour qu'en 1986, un consortium réunissant l'ONERA, l'Observatoire de Paris, la CGE (maintenant CILAS), et l'ESO décide de fabriquer un prototype d'optique adaptative pour un grand télescope astronomique. Le projet s'appelle COME-ON, il est le clône d'un système de défense et va bénéficier des investissements et des avancées du domaine militaire.</p> <dl class='spip_document_1694 spip_documents spip_documents_left spip_documents_image' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/comeon0009.jpg' rel="portfolio" type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH104/comeon0009-24f86-745e0.jpg?1685637557' width='150' height='104' alt="" /></a></dt> </dl> <p></p> <dl class='spip_document_1699 spip_documents spip_documents_right spip_documents_image' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/comeon0003.jpg' rel="portfolio" type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH103/comeon0003-282c9-ca8fc.jpg?1685637557' width='150' height='103' alt="" /></a></dt> </dl> <p>COME-ON possède un miroir déformable à 19 actuateurs, et un analyseur de front d'onde à 5x5 sous-pupilles. Le succès de COME-ON est immédiat, il permet de publier les premières images corrigées par optique adaptative d'abord en France sur le télescope de 1m52 de l'OHP, puis sur le télescope de 3.60m de l'ESO à l'Observatoire de La Silla.</p> <dl class='spip_document_1696 spip_documents spip_documents_left spip_documents_image' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/comeon0007.jpg' rel="portfolio" type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH103/comeon0007-779d6-e413b.jpg?1685637557' width='150' height='103' alt="" /></a></dt> </dl> <p>On voit sur les images ci-dessus le prototype COMEON en labo à gauche, et installé au foyer Coudé du 1m52 de l'OHP (Obs. Haute Provence). Ci-contre, la salle de contrôle et ses 6 claviers pour contrôler l'ensemble de l'expérience. Notez le grand rack vertical à gauche de l'image qui est le calculateur temps réel analogique qui calculait les centres de gravité des spots.</p> <p>Ci-contre à gauche une photographie de l'écran de la caméra IR (cible 32x32) le 13 octobre 1989, prise en bande L (à λ=3.5µm) et la photographie de l'écran vidéo du Shack-Hartmann de COME-ON au-dessus, alors à 5x5 sous-pupilles. Ces deux images ont été prises à l'Observatoire de Haute Provence.</p> <hr class="spip" /><h5 class="spip">COME-ON-PLUS et ADONIS</h5> <dl class='spip_document_1701 spip_documents spip_documents_left spip_documents_image' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/comeon0001.jpg' rel="portfolio" type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH101/comeon0001-735a4-96f0e.jpg?1685637557' width='150' height='101' alt="" /></a></dt> </dl> <p></p> <dl class='spip_document_1695 spip_documents spip_documents_right spip_documents_image' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/comeon0008.jpg' rel="portfolio" type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH107/comeon0008-77ed7-ad896.jpg?1685637557' width='150' height='107' alt="" /></a></dt> </dl> <p>En 1991 l'Observatoire de Paris, avec les mêmes partenaires, construit Come-On-Plus : le miroir compte alors 52 actionneurs, les analyseurs ont 7x7 sous-pupilles et les résultats sont tels que deux ans plus tard l'ESO décide d'offrir cet instrument à la communauté des astronomes sur le télescope de 3.60m à La Silla, sous le nom d'ADONIS <a href="http://www.eso.org/lasilla/instruments/adonis/index.html" class='spip_out' rel='external'>(site de ADONIS à l'ESO, non maintenu car l'instrument n'existe plus depuis 2002)</a>. Ci dessous on voit le télescope de 3.60m de l'ESO à La Silla, et le banc ComeOnPlus installé au foyer Cassegrain, en Mai 1992.</p> <hr class="spip" /><h5 class="spip">PUEO</h5> <dl class='spip_document_1712 spip_documents spip_documents_left spip_documents_image' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/png/ngc7469pueo.png' rel="portfolio" type="image/png"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH78/ngc7469pueo-8487d-0b025.png?1685637557' width='150' height='78' alt="" longdesc="<p>La galaxie starburst NGC7469 avec PUEO</p>" /></a></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>La galaxie starburst NGC7469 avec PUEO</p><small></small></dd> </dl> <p>En 1996, le système PUEO est mis en service sur le télescope de 3.60m du CFH. Sa conception a débuté en 1991. PUEO n'est pas basé sur un Shack-Hartmann, mais sur le concept d'analyseur de courbure de François Roddier (Univ. Hawaii). C'est un système comportant un miroir bimorphe, à 19 électrodes. Il est construit par le CFH, le DAO (Victoria, Canada) et CILAS, il est intégré et testé à l'Observatoire de Paris <a href="http://www.cfht.hawaii.edu/Instruments/Imaging/AOB/" class='spip_out' rel='external'>(pour en savoir plus : site du CFH)</a>.</p> <p>La qualité du site du CFHT et la qualité du senseur de courbure feront de PUEO un instrument exceptionnel, qui va générer un nombre de publications exceptionnel en particulier dans la science extragalactique où les sources de référence sont très faibles et légèrement étendues (noyaux de galaxies) et sont inaccessibles à ADONIS et autres systèmes à Shack-Hartmann.</p> <hr class="spip" /><h5 class="spip">RASOIR</h5> <p>De 1996 à 1998, l'Observatoire développe RASOIR. Ce n'est pas un système d'optique adaptative entier, mais juste un analyseur de surface d'onde qui a la particularité de travailler dans l'infra-rouge (1 à 2.5µm). Il vient comme une extension du système ADONIS, et c'est un prototype. L'analyse de front d'onde dans l'infra-rouge est intéressante pour tous les objets sans contrepartie visible, c'est-à-dire les objets enfouis dans un cocon de poussière. La construction de cet analyseur est rendue possible au LESIA grâce à toute l'expérience acquise dans ce département sur les détecteurs infra-rouges pour l'astronomie et leur intégration.</p> <p>RASOIR sera surtout le prototype permettant, plus tard, de concevoir l'analyseur de surface d'onde infra-rouge de NAOS.</p> <hr class="spip" /><dl class='spip_document_1702 spip_documents spip_documents_left spip_documents_image' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/eso0137l.jpg' rel="portfolio" type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH124/eso0137l-aa5dd-14b17.jpg?1685637557' width='150' height='124' alt="" longdesc="<p>NAOS au foyer Nasmyth du VLT</p>" /></a></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>NAOS au foyer Nasmyth du VLT</p><small></small></dd> </dl> <p> </p> <dl class='spip_document_1704 spip_documents spip_documents_right spip_documents_image' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/omc1ese-2mu12_blue.jpg' rel="portfolio" type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L139xH150/omc1ese-2mu12_blue-79a15-997be.jpg?1685637557' width='139' height='150' alt="" longdesc="<p>Region OMC1 dans Orion vue</p> <p>à 2.12 µm avec (...)" /></a></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Region OMC1 dans Orion vue</p> <p>à 2.12 µm avec NAOS.</p><small></small></dd> </dl> <h5 class="spip">NAOS</h5> <dl class='spip_document_1707 spip_documents spip_documents_left spip_documents_image' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/png/titan_1.28um.png' rel="portfolio" title='Titan observé avec NAOS' type="image/png"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/titan_1.28um-ec93c-7f025.png?1685637557' width='150' height='150' alt="Titan observé avec NAOS" longdesc="<p>Titan, satellite de Saturne, observé</p> <p>avec NAOS à (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Titan observé avec NAOS</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Titan, satellite de Saturne, observé</p> <p>avec NAOS à 1.28µm. L'atmosph-</p> <p>ère de Titan est transparente à</p> <p>cette longueur d'onde, et laisse</p> <p>apercevoir le sol. Le diamètre de</p> <p>Titan est de 0.8''.</p><small></small></dd> </dl> <p> </p> <dl class='spip_document_1706 spip_documents spip_documents_right spip_documents_image' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/gc_lp_bw.jpg' rel="portfolio" type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH137/gc_lp_bw-d9f50-05202.jpg?1685637557' width='150' height='137' alt="" longdesc="<p>Image en bande L (3.5µm) du</p> <p>centre Galactique (...)" /></a></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Image en bande L (3.5µm) du</p> <p>centre Galactique avec NAOS.</p><small></small></dd> </dl> <p> </p> <dl class='spip_document_1705 spip_documents spip_documents_left spip_documents_image' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/lunenaosr.jpg' rel="portfolio" type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/lunenaosr-a0807-c7208.jpg?1685637557' width='150' height='75' alt="" longdesc="<p>Image de la lune par NAOS.</p>" /></a></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Image de la lune par NAOS.</p><small></small></dd> </dl> <p>De 1996 à 2001, l'Observatoire de Paris participe au système NAOS (voir liens vers sites de <a href="http://www.eso.org/sci/facilities/paranal/instruments/naco/" class='spip_out' rel='external'>l'ESO</a>, de l'<a href="http://www.onera.fr/conferences/naos/index.php" class='spip_out' title="site détaillé sur les caractéristiques de NAOS" rel='external'>ONERA</a> et de <a href='https://lesia.obspm.fr/NAOS.html' class='spip_in'>l'Observatoire</a>), développé sous la maîtrise d'œuvre de l'ONERA et en collaboration avec l'Observatoire de Grenoble. NAOS équipe le foyer Nasmyth de l'un des VLT (UT4 dit <i>Yepun</i>), c'est un système avec un miroir déformable de type piezostack à 185 actionneurs, des analyseurs à 14x14 sous-pupilles et à 7x7 sous-pupilles pour les objets faibles, et de nombreux modes de fonctionnement. Il comporte un analyseur de surface d'onde travaillant dans le visible, et -nouveauté- un autre travaillant dans l'IR (1 à 2.5 µm) développé grâce aux acquis de RASOIR et utile pour tous les objets qui n'ont pas de contrepartie visible. La fréquence d'échantillonage de la boucle d'optique adaptative (la vitesse de rafraîchissement) est de 440 Hz au maximum pour les étoiles brillantes, jusqu'à 25 Hz pour les étoiles les plus faibles. Un effort important a été effectué pour rendre ce système opérationnel pour des astronomes qui n'ont pas vocation à connaître les détails internes de l'optique adaptative. Il est egalement équipé de systèmes permettant de suivre et de compenser le mouvement différentiel des planétoïdes par rapport à la rotation terrestre lorsqu'il est asservi sur une étoile, permettant également de compenser les effets de la dispersion atmosphérique différentielle, de compenser ses propres micro-flexions mécaniques. NAOS délivre des images corrigées pour un instrument : CONICA, qui est un spectro-imageur infra-rouge (0.8-2.5µm). L'ESO a donné le nom de NACO à l'ensemble des deux instruments NAOS+CONICA.</p> <p>NAOS a demandé 5 ans de développement. Le LESIA était impliqué à différents niveaux, essentiellement dans l'étude système, dans la responsabilité du développement de l'analyseur infra-rouge, dans la responsabilité des intégrations et tests, dans l'algorithmie.</p> <p>NAOS est un système basé sur la technologie et l'expérience directe venant de ADONIS.</p> <hr class="spip" /><h5 class="spip">Les TIP-TILTs</h5> <p>Depuis les années 70, l'astronomie a eu besoin d'installer dans ses instruments des miroirs pouvant pivoter rapidement et avec précision sur de touts petits angles. Cette technologie est utile à chaque fois qu'il est nécessaire de dé-pointer et re-pointer le télescope rapidement. Avec l'optique adaptative, cette expertise s'est transformée et a évolué, pour fabriquer des miroirs dits "de basculement" ou "miroirs tip-tilt" qui corrigent le mouvement de l'étoile sur le capteur et permettent de stabiliser sa position.</p> <p>Ces miroirs sont utilisés dans tous les systèmes d'optique adaptative, et sont présents dans tous les systèmes de COMEON à SESAME, mais aussi dans d'autres systèmes internationaux. Le LESIA a réalisé tellement de systèmes tip-tilt avec tant de caractéristiques différentes qu'une page spéciale y a été consacrée : <a href='https://lesia.obspm.fr/-Tip-tilt-.html' class='spip_in'>en savoir plus</a>.</p> <hr class="spip" /><h5 class="spip">OEIL</h5> <p>En Juillet 2001, encore sous l'impulsion de Pierre Léna et grâce à un rapprochement avec le labo de biophysique de l'Hôpital Lariboisière, l'Observatoire de Paris obtient les premières images en Europe de la rétine humaine <i>in vivo</i>. C'est le programme <a href='https://lesia.obspm.fr/-OEil-.html' class='spip_in'>OEIL</a> qui est alors lancé.</p> <hr class="spip" /><h5 class="spip">SESAME</h5> <p>A partir de 2002, l'Observatoire développe le <a href='https://lesia.obspm.fr/-Sesame-.html' class='spip_in'>banc SESAME</a>, un banc polyvalent d'études et de tests en optique adaptative, qui permet d'explorer de nouveaux concepts en analyse de surface d'onde, en techniques de reconstruction de front d'onde, et qui permet de tester des composants. SESAME est ouvert à la communauté travaillant en HRA en décembre 2005.</p> <hr class="spip" /><h5 class="spip">SESAME, des graines pour divers noms d'oiseaux ...</h5> <p>En parallèle du développement de SESAME, l'Observatoire invente un nouveau concept auquel les laboratoires américains donneront le nom de MOAO en 2004. A l'Observatoire de Paris, l'instrument se nomme FALCON. Il s'agit d'une optique adaptative distribuée, fonctionnant en boucle ouverte. Au début des années 2000, le concept est trop nouveau pour être accepté en Europe. Les tests relatifs à FALCON seront néanmoins poursuivis sur SESAME et quelques années plus tard les résultats seront ré-investis dans des projets comme CANARY, EAGLE qui sont des projets de MOAO en vue du futur télescope géant E-ELT. En effet, l'exemple du développement de la MOAO aux USA sur le TMT (Thirty Meter Telescope) a fini par convaincre les Européens.</p> <h3 class="spip">Les nouvelles optiques adaptatives des années 2000</h3> <p>Les années 2000 marquent un tournant dans l'activité internationale de l'optique adaptative. D'une part, de nombreux laboratoires européens -restés discrets jusqu'alors par rapport au cas français- se lancent dans la course de l'optique adaptative, avec la 2ième génération des instruments du VLT. D'autre part, l'expansion du télescope géant européen (que ce soit OWL (2000-2004) ou l'E-ELT (à partir de 2005)), motive des études de faisabilité auxquelles participent de nombreux laboratoires européens. L'optique adaptative s'oriente alors vers les grands systèmes, et vers les systèmes tomographiques.</p> <p>Dans les années 2000 le principe même de fonctionnement de l'optique adaptative se diversifie, en introduisant trois concepts nouveaux :</p> <ul class="spip"><li> les <strong>étoiles laser</strong>, qui sont obtenues en focalisant un faisceau laser puissant dans l'atmosphère terrestre et en observant le flux rétrodiffusé soit par les molécules de l'air (on parle alors d'étoile Rayleigh, et le laser est de couleur verte, focalisé entre 5 et 20km) soit par des atomes de Sodium présents vers 90 km d'altitude dans une couche bien spécifique de l'atmosphère terrestre (on parle d'étoile Sodium, orangée). Ces étoiles artificielles permettent de fournir une source de lumière au senseur qui va faire l'analyse de surface d'onde. L'inconvénient de l'étoile laser est 1) de ne pas traverser de ses rayons les mêmes portions de couches turbulentes qu'une étoile naturelle (effet nommé <i>effet de cône</i>), 2) de ne pas pouvoir permettre la mesure du tilt et 3) de ne permettre qu'une mesure imprécise du terme de défocalisation du front d'onde. <dl class='spip_document_1717 spip_documents spip_documents_right spip_documents_document' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/mpg/tomo3d.mpg' rel="portfolio" type="video/mpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L129xH124/thumbtomo3d-6a7db.png?1684396403' width='129' height='124' alt="" longdesc="<p>VIDEO - Tomographie</p> <p>animation 3D</p>" /></a></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>VIDEO - Tomographie</p> <p>animation 3D</p><small></small></dd> </dl> </li><li> la <strong>tomographie</strong>, qui est une technique qui consiste à faire l'analyse en 3D des perturbations de front d'onde qui ont eu lieu dans l'ensemble du volume de turbulence au-dessus du télescope, à partir de mesures intégrées dans les directions d'analyse des senseurs de front d'onde. L'ensemble des anaylseurs "voit" le volume turbulent sous différents angles de vue, et c'est la combinaison de ces différents points de vue qui permet de reconstituer la manière dont la perturbation a eu lieu dans le volume.</li><li> la <strong>boucle ouverte</strong> pour le contrôle des miroirs, qui permet de s'affranchir de la boucle de rétroaction entre le miroir et le senseur, et permet donc de modifier le schéma optique de l'optique adaptative en séparant optiquement totalement miroirs et senseurs. C'est cette séparation optique qui est intéressante, car elle permet de scinder un instrument à très grand champ (dizaine de minutes) en plusieurs instruments de (très) petit champ (quelques secondes d'arc).</li></ul> <p>Selon les ingrédients choisis, on obtient alors différents types d'optiques adaptatives, auxquelles des acronymes ont été donnés comme nom, et qu'on retrouve maintenant partout dans la littérature. On peut citer :</p> <div class="onglets_bloc_initial"><div class="onglets_contenu"><h2 class="cs_onglet"><a href="#">SCAO</a></h2><div> <p>SCAO signifie <i>single conjugate AO</i>, c'est l'optique adaptative classique des années 90, qui opère en boucle fermée sur une étoile naturelle avec un miroir déformable. C'est l'optique adaptative "classique". Elle fonctionne sur des étoiles brillantes (magnitude < 16-17), et dispose d'une couverture du ciel très limitée (<0.01%)</p> </div></div><div class="onglets_contenu"><h2 class="cs_onglet"><a href="#">LTAO</a></h2><div> <p>La LTAO, pour <i>laser tomography AO</i>, utilise plusieurs étoiles lasers pour compenser l'effet de cône grâce à une analyse tomographique et une étoile naturelle pour compenser le tilt (et défocalisation), le tout en boucle fermée sur un miroir déformable dans le plan pupille.</p> <p>Elle compense le défaut de couverture du ciel de la SCAO grâce aux étoiles laser et possède un haut degré de correction grâce à la compensation de l'effet de cône par l'analyse tomographique.</p> <p>Elle souffre du même problème d'anisoplanétisme que la SCAO : le champ corrigé est petit (typ. 20-50'') puisqu'il n'y a qu'un seul miroir déformable.</p> </div></div><div class="onglets_contenu"><h2 class="cs_onglet"><a href="#">MCAO</a></h2><div> <p>MCAO, concept initialement publié par J. Beckers en 1988 mais qui a mis du temps à voir le jour, et qui utilise possiblement un mélange arbitraire d'étoiles laser et naturelles et par analyse tomographique pilote en boucle fermée plusieurs miroirs déformables en série sur le trajet lumineux et conjugués des couches turbulentes en altitude.</p> <p>Elle possède la faculté de pouvoir corriger un grand champ (typ. 60-150'') La correction est bonne dans tout le champ, mais sensiblement moindre qu'en LTAO.</p> </div></div><div class="onglets_contenu"><h2 class="cs_onglet"><a href="#">MOAO</a></h2><div> <p>MOAO, qui utilise un mélange arbitraire d'étoiles laser et naturelles et par analyse tomographique pilote en boucle ouverte plusieurs miroirs déformables en parallèle sur des trajets lumineux correspondant à différents points du champ, et conjugués de la pupille. Ici on corrige un grand nombre (10-20) de petites (1-5'') zones du champ, prises dans un immense champ (5-20 minutes d'arc)</p> </div></div></div> <p><a href='https://lesia.obspm.fr/Optique-adaptative-607.html' class='spip_in'>retour vers la page optique adaptative</a></p></div> Optique adaptative https://lesia.obspm.fr/-Optique-adaptative-165-.html https://lesia.obspm.fr/Optique-adaptative-607.html 2012-02-08T09:49:13Z text/html fr Eric Gendron <p>On ne pourrait maintenant plus imaginer de construire un grand télescope sans associer à son instrumentation une optique adaptative : en restaurant une qualité d'image quasiment parfaite, l'optique adaptative centuple les performances du télescope. Depuis 1986 où il a mené une activité de pionnier pour le développement du premier système d'optique adaptative aux côtés de l'ONERA et de l'ESO, l'Observatoire de Paris n'a cessé de s'investir un peu plus dans ce développement instrumental fondamental pour la (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-Optique-adaptative-165-.html" rel="directory">Optique adaptative</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton607-36d2f.jpg?1684221179' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>On ne pourrait maintenant plus imaginer de construire un grand télescope sans associer à son instrumentation une optique adaptative : en restaurant une qualité d'image quasiment parfaite, l'optique adaptative centuple les performances du télescope. Depuis 1986 où il a mené une activité de pionnier pour le développement du premier système d'optique adaptative aux côtés de l'ONERA et de l'ESO, l'Observatoire de Paris n'a cessé de s'investir un peu plus dans ce développement instrumental fondamental pour la haute résolution angulaire.</p></div> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">Problématique, explications et historique de l'optique adaptative au LESIA</h3> <dl class='spip_document_1739 spip_documents spip_documents_right spip_documents_image' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/lunenaosr-2.jpg' rel="portfolio" type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/lunenaosr-2-e4a49-d75ac.jpg?1685637558' width='150' height='75' alt="" longdesc="<p>La lune vue par NAOS (VLT)</p>" /></a></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>La lune vue par NAOS (VLT)</p><small></small></dd> </dl> <p>L'histoire de l'optique adaptative au LESIA est une longue histoire, elle a débuté en 1986. Ce lien vous emmènera vers les explications sur l'optique adaptative, vers son historique au Lesia, et vers la panoplie d'instruments qui y ont été développés entre 1986 et 2005.</p> <p><a href='https://lesia.obspm.fr/Historique-de-l-optique-adaptative.html' class='spip_in'>Lien vers l'historique et les explications sur l'optique adaptative</a></p> <h3 class="spip">Les thèmes de recherche du LESIA en optique adaptative</h3> <p>Le LESIA développe particulièrement les thèmes instrumentaux suivants :</p> <dl class='spip_document_1717 spip_documents spip_documents_right spip_documents_document' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/mpg/tomo3d.mpg' rel="portfolio" type="video/mpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L129xH124/thumbtomo3d-6a7db.png?1684396403' width='129' height='124' alt="" longdesc="<p>VIDEO - Tomographie</p> <p>animation 3D</p>" /></a></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>VIDEO - Tomographie</p> <p>animation 3D</p><small></small></dd> </dl> <ul class="spip"><li> <strong class="caractencadre-spip spip">tomographie</strong> : il s'agit de développer l'art et la manière de construire un reconstructeur tomographique le plus précis possible, à partir des informations sur la structure atmosphérique turbulente disponibles via l'instrument, ou via les données disponibles sur le site. Ce reconstructeur tomographique est un opérateur qui permet de reconstituer les perturbations de phase en trois dimensions au-dessus du télescope, à partir des informations intégrées mesurées par les différents analyseurs de surface d'onde de l'instrument.</li></ul><ul class="spip"><li> <strong class="caractencadre-spip spip">boucle ouverte</strong> : il s'agit de tester des miroirs déformables et d'établir des protocoles de calibration et des modèles de fonctionnement permettant une représentation fidèle du comportement du miroir en fonction de la tension appliquée. Le but est de permettre le contrôle de ces miroirs en boucle ouverte en vue de la MOAO (Multi-Object Adaptive Optics).</li></ul><ul class="spip"><li> <strong class="caractencadre-spip spip">étoile laser</strong> : l'analyse de front d'onde sur étoile laser sodium est remplie d'écueils en raison de la très forte élongation du spot sur le Shack-Hartmann avec un ELT, du profil incertain et variable de la couche de sodium.</li></ul><ul class="spip"><li> <strong class="caractencadre-spip spip">analyseurs novateurs</strong> : c'est une voie alternative et complémentaire à l'étoile laser (laquelle pose, par ailleurs, son lot de problèmes techniques). Au lieu de faire confiance à une source artificielle laser pour permettre l'analyse de front d'onde, l'idée ici est de développer des senseurs encore plus performants pour faire l'analyse sur des étoiles naturelles encore plus faibles.</li></ul><ul class="spip"><li> <strong class="caractencadre-spip spip">GPU (<i>Graphic Processing Unit</i>)</strong> : Les thèmes de recherche précédents nécessitent des simulations numériques, qui consomment une place mémoire et un temps de calcul considérables : pour les futurs systèmes d'optique adaptative de l'E-ELT (futur télescope géant Européen) on arrive vite en limite des possibilités des machines actuelles. Aussi, c'est tout naturellement qu'on peut penser à utiliser les ressources des GPU pour effectuer les calculs lourds mais parallélisables. Les GPUs sont des processeurs graphiques multi-coeurs permettant un haut degré de parallélisation des calculs. Il s'agit de développer les librairies pour GPU permettant de simplifier le codage des simulations d'OA par un langage de haut niveau. Les GPU peuvent effectuer des opérations particulières, telles que les calculs matriciels ou les transformées de Fourier, avec une vitesse de l'ordre de 1000 fois supérieure au CPU.</li></ul><ul class="spip"><li> <strong class="caractencadre-spip spip">Reconstruction de PSF et analyse d'image</strong> : L'acquisition d'une image sur un détecteur n'est pas le dernier point de la chaîne de l'information : il reste à traiter cette image, et un traitement poussé demande à connaître sa réponse impulsionnelle (c'est à dire quelle est l'image exacte d'un point-source) appelée PSF (pour point spread function). La nouvelle problématique est que dans les systèmes tomographiques à grand champ vont délivrer une PSF plus complexe, et possiblement variable dans le champ. Il est donc important de pouvoir prédire la PSF à partir des conditions d'observation de l'instrument. C'est l'objet de la reconstruction de PSF.</li></ul><h3 class="spip">Les projets actuels du LESIA en optique adaptative</h3> <p>L'activité en optique adaptative est motivée en grande partie par le développement du télescope géant européen E-ELT, notamment pour les projets suivants :</p> <h4 class="spip">YAW-ADONF</h4> <dl class='spip_document_1749 spip_documents spip_documents_right spip_documents_image' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/gif/yawjoli3d.gif' rel="portfolio" type="image/gif"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH110/yawjoli3d-fea10-069af.png?1685637558' width='150' height='110' alt="" /></a></dt> </dl> <p>YAW est un projet de recherche & développement. YAW est un analyseur de front d'onde novateur, inventé à l'Observatoire de Paris. Comme le Shack-Hartmann il mesure la dérivée spatiale du front d'onde. Ses avantages sont une parfaite linéarité dans une gamme donnée, et l'utilisation d'un très faible nombre de pixels et d'un grand nombre de points de mesure. Pour l'instant seule une version monochromatique a été développée, la version polychromatique est en cours.</p> <h4 class="spip">EAGLE</h4> <p>EAGLE est un spectrographe multi-objet infra-rouge à intégrales de champ avec optique adaptative (MOAO) pour l'E-ELT, destiné à l'observation des galaxies primordiales. Il a été proposé par un consortium franço-anglais dès 2007 à l'ESO. Les résultats de l'étude de phase A ont été rendus à l'ESO fin 2010. Cet instrument, extrêment complexe et novateur, avait besoin d'un démonstrateur ciel, afin de convaincre la communauté de la faisabilité du projet. Ce démonstrateur a pour nom CANARY.</p> <p>Dans un futur proche il est vraissemblable que le concept de EAGLE fusionne avec d'autres concepts de MOS (multi-object spectrographs) proposés pour l'E-ELT sans optique adaptative. Le regroupement de ces concepts pourrait déboucher sur un MOS hybride, avec et sans optique adaptative qui portera probablement un autre nom, mais dans lequel les études menées pour EAGLE seront ré-investies.</p> <h4 class="spip">CANARY</h4> <p>CANARY est le démonstrateur ciel de EAGLE, installé sur le télescope WHT aux Canaries. CANARY a décroché une première mondiale (<a href="http://www.obspm.fr/actual/nouvelle/dec10/canary.fr.shtml" class='spip_out' rel='external'>communiqué de presse</a> et <a href="http://www.stfc.ac.uk/Resources/PDF/Fascination5.pdf" class='spip_out' rel='external'>publication du STFC</a>) en obtenant sur le ciel en Septembre et Novembre 2010 des résultats qui démontrent la faisabilité de la MOAO.</p> <p>Pour en savoir plus : une page web a été dédiée à <a href='https://lesia.obspm.fr/CANARY.html' class='spip_in'>CANARY</a>, qui est un des projets importants du groupe Haute Résolution Angulaire au LESIA.</p> <dl class='spip_document_1713 spip_documents spip_documents_left spip_documents_document' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/pdf/messenger-no140-18-19.pdf' rel="portfolio" type="application/pdf"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L165xH116/atlasthumb-6a16a.png?1684221180' width='165' height='116' alt="" longdesc="<p>ESO Messenger 140, p18-19</p>" /></a></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>ESO Messenger 140, p18-19</p><small></small></dd> </dl> <h4 class="spip">ATLAS</h4> <p>ATLAS est un module d'optique adaptative de type LTAO (tomographie basée sur une analyse de front d'onde sur étoile laser) pour l'E-ELT. Il est pensé essentiellement pour alimenter l'instrument HARMONI avec une qualité d'image excellente sur un champ relativement petit.</p> <p>Le LESIA est impliqué dans les simulations numériques pour l'analyse de front d'onde sur étoile laser.</p> <dl class='spip_document_1715 spip_documents spip_documents_left spip_documents_document' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/pdf/messenger-no140-32-33.pdf' rel="portfolio" type="application/pdf"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L131xH103/micadothumb-0cfb1.png?1684221180' width='131' height='103' alt="" longdesc="<p>ESO Messenger 140, p 32-33</p>" /></a></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>ESO Messenger 140, p 32-33</p><small></small></dd> </dl> <p> </p> <dl class='spip_document_1720 spip_documents spip_documents_right spip_documents_image' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/micadoensemble.jpg' rel="portfolio" type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH73/micadoensemble-0969c-36631.jpg?1684325348' width='150' height='73' alt="" longdesc="<p>MICADO et module SCAO</p>" /></a></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>MICADO et module SCAO</p><small></small></dd> </dl> <p> </p> <dl class='spip_document_1719 spip_documents spip_documents_right spip_documents_image' style=''> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/micadowfsscao.jpg' rel="portfolio" type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH92/micadowfsscao-3839e-055b7.jpg?1684325348' width='150' height='92' alt="" longdesc="<p>Analyseur SCAO Micado</p>" /></a></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Analyseur SCAO Micado</p><small></small></dd> </dl> <h4 class="spip">MICADO</h4> <p>MICADO est un instrument imageur infra-rouge proche pour l'E-ELT <a href="http://www.mpe.mpg.de/ir/micado" class='spip_out' title="site du Max-Planck Institut für Extraterrestrische Physik" rel='external'>(en savoir plus, site du MPE)</a> qui vient derrière le module de MCAO appelé MAORY, et qui est équipé d'un module de SCAO qui serait opérationnel dès les premières phases de l'instrument, en attendant le module MAORY, plus critique en raison de sa complexité et de son appui sur les étoiles laser. Le LESIA est responsable de ce module SCAO, qui utilise le miroir déformable baptisé M4 qui se trouve à l'intérieur de télescope même. Le LESIA a réalisé les études de simulations numériques et les études de performances pour dimensionner la SCAO, ainsi que les pré-études mécaniques pour l'implantation de ce module.</p> <h4 class="spip">GPU</h4> <p>L'émergence des <i>Graphic Processing Units</i> (GPUs) et de leur architecture bien spécifique les a rendus extrêmement attractifs pour les simulations numériques de grands systèmes. La taille des simulations numériques d'un système d'optique adaptative croît comme le carré du diamètre du télescope, et comme le nombre d'analyseurs. L'addition d'une représentation tomographique (3D) grand champ augmente encore cette taille. L'addition d'étoiles laser à la simulation peut multiplier l'ensemble par un facteur 2 à 10. En conséquence, le passage d'un système classique sur un télescope de 8 mètres (déjà consommateur de ressources), à des systèmes à 10 analyseurs sur un 40 mètres en mode tomographique avec étoiles laser représente un bond de plus d'un facteur 10000 en puissance de calcul.</p> <p>Heureusement ces calculs peuvent, en grande partie, être parallélisés. L'architecture massivement parallèle des GPU convient idéalement à ce genre de tâche. Le LESIA a développé un code de simulation sur GPU, et les premiers résultats montrent des vitesses de l'ordre de plusieurs milliers d'itérations par seconde sur un seul GPU pour un système tel que SPHERE, en incluant la simulation de la turbulence.</p> <p>Le LESIA développe donc des outils permettant le codage simplifié de simulations numériques complexes sur GPU grâce à des bibliothèques pour des langages de haut niveau.</p> <h4 class="spip">OEIL</h4> <p>Le programme OEIL concerne l'observation de la rétine humaine in vivo à haute résolution spatiale <a href='https://lesia.obspm.fr/-OEil-.html' class='spip_in'>(en savoir plus)</a>.</p> <h4 class="spip">SPHERE</h4> <p>SPHERE est un instrument de seconde génération pour le VLT, dont l'objectif principal est l'imagerie directe de planètes extrasolaires.<a href='https://lesia.obspm.fr/SPHERE-Spectro-Polarimetric-High.html' class='spip_in'>(en savoir plus, site du Lesia sur Sphere)</a>. Le LESIA a diverses responsabilités, qui s'étendent au-delà de l'optique adaptative :</p> <ul class="spip"><li>du coronographe achromatique à 4 quadrants</li><li> d'un senseur de front d'onde IR qui permet d'asservir la position de l'étoile sur le coronographe</li><li> des miroirs tip tilt</li><li> des tests du calculateur temps réel pour l'optique adaptative</li><li> des tests d'intégration de l'optique adaptative en salle blanche du LESIA</li></ul><h4 class="spip">GRAVITY</h4> <p>GRAVITY <a href='https://lesia.obspm.fr/GRAVITY-418.html' class='spip_in'>(en savoir plus sur le projet)</a> est le nom d'un instrument interférométrique de seconde génération pour le VLTI, dont la motivation principale est l'observation du trou noir supermassif nommé Sagittarius A* (ou Sgr A*), qui se trouve au centre de notre galaxie, la Voie Lactée. GRAVITY est conçu pour être capable de sonder l'espace–temps jusqu'à la frontière du trou noir, en observant les orbites relativistes des étoiles proches <a href='https://lesia.obspm.fr/Les-Objectifs-scientifiques-de.html' class='spip_in'>(en savoir plus sur la science)</a>. Le LESIA a plusieurs responsabilités et implications dans GRAVITY. On peut citer</p> <ul class="spip"><li> science : définition des objectifs scientifiques</li><li> suiveur de franges : modélisation des performances, logiciel temps réel</li><li> optique adaptative : études et simulations numériques, logiciel temps réel (avec MPIA)</li><li> recombinateur de faisceaux : contrôleur des fibres optiques</li><li> logiciel de réduction des données (avec MPE).</li></ul></div>